Test - VelocityOne F-RX : un volant Formula pour simracers exigeants
Turtle Beach étoffe son écosystème de simulation avec un volant Formula qui mise sur l'aluminium et l'ergonomie. Précision, immersion et finitions haut de gamme pour 199,99 €.
Turtle Beach continue d'étendre sa gamme de périphériques de simulation avec le VelocityOne F-RX, un volant au design Formula pensé pour compléter les bases VelocityOne Race et KD3. Là où le volant de série du Race ou du KD3 propose une polyvalence appréciable pour débuter, le F-RX s'inscrit dans une démarche plus spécialisée, celle de rapprocher l'utilisateur de l'expérience monoplace ou GT moderne.
Le châssis entièrement en aluminium, les grips en caoutchouc et la disposition des commandes marquent une nette différence avec les volants d'entrée de gamme. Pour les simracers qui recherchent une immersion accrue dans les disciplines de vitesse pure, ce volant se positionne comme une option sérieuse à 199,99 €, à condition d'accepter les limites d'un écosystème fermé propre à Turtle Beach.
Ce qu'on a aimé
Une construction en aluminium qui change tout
Le passage du plastique à l'aluminium se ressent immédiatement en main. La structure du F-RX repose sur un châssis métallique rigide qui inspire confiance dès la prise en main, tout en conservant une légèreté bienvenue lors de manœuvres rapides. Les grips en caoutchouc viennent compléter cette impression de solidité, offrant une adhérence marquée et un confort notable même lors de sessions prolongées. Le volant pèse sensiblement moins que certains modèles concurrents tout en affichant une rigidité qui élimine toute sensation de flexion ou de jeu. Cette combinaison entre légèreté et robustesse facilite les corrections rapides dans les chicanes serrées et améliore la précision globale des trajectoires.
Des palettes à effet Hall réactives et confortables
Les palettes de changement de vitesse et d'embrayage intègrent des capteurs à effet Hall, technologie qui garantit une précision de détection sans contact mécanique direct. Chaque action de changement de rapport est immédiate, sans latence perceptible, et le retour des palettes reste ferme sans être excessivement dur. La course est courte, ce qui correspond à l'usage typique des monoplaces modernes, et la position des palettes tombe naturellement sous les doigts.
Nous avons apprécié la constance de la réponse, y compris après plusieurs heures de jeu intensif, sans aucun signe de dégradation ou de faux contact. Le placement ergonomique permet de passer les rapports sans relâcher la prise sur le volant, un détail qui compte dans les phases de freinage tardif.
Un éventail de commandes bien pensé
Le F-RX embarque dix boutons mécaniques rétroéclairés en RGB, tous personnalisables via le logiciel Turtle Beach, ainsi que cinq molettes rotatives qui facilitent les ajustements en course. Les boutons tombent sous les pouces sans effort de recherche, et leur course mécanique offre un retour tactile net qui évite les pressions accidentelles. Les molettes permettent de régler rapidement le frein moteur, la répartition de freinage, ou tout autre paramètre assignable selon le jeu utilisé.
Cette densité de commandes se révèle particulièrement utile dans les titres orientés simulation pure, où multiplier les réglages en temps réel fait la différence entre un tour rapide et un tour de référence. Le rétroéclairage RGB ajoute une touche visuelle appréciable, surtout dans un environnement faiblement éclairé, et la personnalisation des couleurs via le logiciel élargit les possibilités d'intégration dans un setup.
Un design Formula qui marque les esprits
L'esthétique du F-RX ne laisse pas indifférent. Les lignes anguleuses, la finition mate de l'aluminium et les accents colorés sur les boutons composent un ensemble visuellement cohérent, qui évoque clairement l'univers de la Formule 1 et du GT moderne. Le style tranche avec le volant plus conventionnel fourni d'origine sur le VelocityOne Race, et cette différence visuelle se traduit aussi par une différence d'immersion.
Tenir ce volant en main contribue à renforcer la sensation d'être aux commandes d'une monoplace, surtout dans les jeux qui reproduisent fidèlement les cockpits de ce type de véhicules. Le quick-release propriétaire, bien que limitant la compatibilité, se verrouille solidement sans jeu, et le changement de volant s'opère en quelques secondes.
Un indicateur de régime intégré
Le haut du volant accueille une rangée de LEDs destinées à signaler le régime moteur. Ces LEDs s'allument progressivement à mesure que le moteur monte en tours, offrant un repère visuel immédiat pour optimiser les changements de vitesse. La bande lumineuse passe du vert au rouge selon la plage de régime, et cette information se révèle précieuse lorsque l'on cherche à exploiter la zone de puissance maximale sans regarder constamment le tableau de bord virtuel. L'intégration est discrète, les LEDs ne créent pas de distraction excessive, et leur luminosité reste lisible sans éblouir.
Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé
Une personnalisation limitée des LEDs de régime
Si la présence des LEDs de régime constitue un atout, leur fonctionnement reste figé. Il n'existe aucune possibilité de personnaliser le mapping des LEDs en fonction des véhicules pilotés, ce qui peut créer un décalage entre les indications visuelles du volant et le comportement réel du moteur dans certains jeux. Un joueur passant d'une GT à une Formule 1/2/3/25 devra s'accommoder du même affichage lumineux, alors que les plages de régime diffèrent sensiblement. Cette rigidité limite l'utilité réelle de la fonction, qui aurait gagné en pertinence avec une calibration ajustable via le logiciel. Le potentiel est là, mais l'exploitation reste incomplète : peut-être cela sera-t-il possible après une mise à jour du logiciel ou du firmware ?
Des encodeurs rotatifs à l'ergonomie perfectible
Les cinq molettes rotatives du F-RX remplissent leur rôle, mais leur positionnement et leur sensation tactile ne convainquent pas totalement. Certaines molettes latérales imposent un angle d'accès peu naturel pour le pouce, ce qui ralentit légèrement les ajustements rapides en pleine course. La résistance de rotation varie légèrement d'une molette à l'autre, et quelques-unes offrent un retour un peu mou, sans cran marqué. Cette absence de feedback net peut entraîner des dépassements involontaires lors des réglages fins, notamment sur la répartition de freinage ou le contrôle de traction. L'ergonomie aurait bénéficié d'un placement plus intuitif et d'une uniformisation de la sensation de clic.
Ce qu'on a moins aimé
Un écosystème fermé qui bride les possibilités
Le F-RX utilise un système de fixation propriétaire qui limite strictement son usage aux bases Turtle Beach, à savoir le VelocityOne Race et le KD3. Aucun adaptateur n'est proposé pour permettre l'utilisation sur d'autres bases du marché, ce qui ferme complètement la porte à toute évolution vers des systèmes concurrents. Cette approche enferme l'utilisateur dans l'écosystème de la marque et prive le volant d'une compatibilité élargie qui aurait pu prolonger sa durée de vie dans un setup évolutif. Pour ceux qui envisagent de monter en gamme vers des bases à retour de force plus puissantes, le F-RX devient inutilisable, ce qui pose question pour un produit vendu près de 200 €. Nous avons déjà évoqué cette limite lors du test du VelocityOne Race, et elle se confirme ici avec la même rigueur.
Des finitions inégales sur les éléments secondaires
Si le châssis principal en aluminium convainc, certains détails de finition déçoivent. Les caches en plastique recouvrant les molettes rotatives et quelques boutons affichent une qualité en retrait par rapport au reste du volant, avec des ajustements parfois approximatifs et une impression de fragilité relative. À ce niveau de prix, nous aurions attendu une uniformité plus stricte dans le choix des matériaux et dans l'assemblage. Les grips en caoutchouc, bien que confortables, soulèvent aussi des interrogations sur leur durabilité à long terme en cas d'utilisation intensive. Le caoutchouc peut s'user, se salir ou perdre de son adhérence avec le temps, et aucune information n'est fournie sur la possibilité de remplacer ces éléments.
Un prix qui interroge face à la concurrence
Le VelocityOne F-RX s'affiche à 199,99 € en France, un tarif qui le positionne dans la catégorie intermédiaire du marché. Pour ce prix, le volant doit affronter une concurrence directe proposant parfois des fonctionnalités supplémentaires, des écrans intégrés ou une compatibilité multiplateforme plus large. Le choix de Turtle Beach de privilégier la qualité de construction et l'intégration propriétaire peut séduire les utilisateurs déjà équipés d'une base de la marque, mais il pénalise ceux qui comparent les options disponibles. Le rapport qualité-prix reste correct si l'on valorise la solidité et l'ergonomie, mais il devient moins évident dès que l'on souhaite flexibilité et évolutivité. Le F-RX s'adresse avant tout aux simracers investis dans l'écosystème Turtle Beach, et moins aux joueurs cherchant un volant polyvalent capable de s'adapter à différentes configurations.
Crache ton palmier, Myrhdin
Le VelocityOne F-RX remplit son contrat pour qui recherche un volant Formula bien construit, ergonomique et immersif, à condition d'accepter les limites d'un écosystème fermé.
La construction en aluminium, les palettes à effet Hall et la densité de commandes justifient l'investissement pour les utilisateurs du VelocityOne Race ou du KD3 qui souhaitent passer à l'étape supérieure en matière de sensations.
Nous regrettons toutefois l'absence d'ouverture vers d'autres bases et quelques finitions perfectibles sur les éléments secondaires, qui ternissent légèrement l'expérience globale. Le prix de 199,99 € reste défendable pour un volant de cette facture, mais la concurrence propose parfois davantage de flexibilité pour un tarif équivalent.
Le choix de ne pas rendre ce volant compatible avec d'autres bases est particulièrement étonnant voire choquant de la part de Turtle Beach, qui est très clairement un challenger pour ne pas dire un petit nouveau qui doit faire ses preuves sur un marché où des titans règnent déjà en maîtres depuis des années. Ce volant de type Formula aurait été une excellente opportunité de faire parler d'eux parmi les amateurs, mais la limitation au parc, et on le dit sans malice, extrêmement limité des propriétaires et utilisateurs de leurs quelques produits racing en fait un produit niche dans une niche déjà relativement confidentielle.
Si vous êtes déjà équipé d'une base Turtle Beach et que vous cherchez à affiner votre approche des disciplines Formula ou GT, le F-RX représente une montée en gamme cohérente et appréciable. Pour les autres, l'investissement mérite réflexion.
Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.
| Activités | concepteur de produits électroniques |
|---|---|
| Création |
1975 (Amérique du Nord) |
| Pays d'origine | Amérique du Nord |
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22 décembre 2025
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