Test - UGREEN DH4300 Plus : un NAS 4 baies pour la maison

Châssis compact, processeur puissant et interface simplifiée : UGREEN propose un NAS d'entrée de gamme bien doté. Nous avons testé le DH4300 Plus pour voir s'il tient ses promesses.

Ugreen n'est pas un inconnu dans l'écosystème du stockage réseau domestique. La marque, longtemps cantonnée aux accessoires USB et aux stations de charge, s'est progressivement imposée sur le segment des NAS grand public avec une approche directe : proposer des boîtiers accessibles, techniquement cohérents, sans prétendre rivaliser avec les mastodontes Synology ou QNAP sur le terrain logiciel. Le DH4300 Plus s'inscrit dans cette logique.

Commercialisé autour de 350 à 365 € selon les revendeurs (le prix de vente maximum conseillé est de 429,99€), ce NAS 4 baies vise le particulier ou le petit bureau qui cherche une solution de stockage centralisée, évolutive en capacité, sans se ruiner ni se perdre dans des menus de configuration labyrinthiques.

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Le boîtier embarque un processeur ARM RK3588 à 8 cœurs, 8 Go de RAM LPDDR4X, un port réseau 2,5 GbE et une sortie HDMI 2.1, un ensemble inhabituel dans cette gamme tarifaire. UGREEN mise sur la simplicité d'installation, une application mobile complète et une interface UGOS Pro modernisée pour séduire ceux qui veulent centraliser photos, vidéos et sauvegardes sans passer un week-end à configurer des volumes et des permissions.

Nous avons monté le boîtier, installé quatre disques durs et exploré l'OS pendant plusieurs semaines pour voir si la proposition tient la route face à une concurrence établie et, surtout, face aux attentes concrètes d'utilisateurs qui veulent du stockage fiable, accessible à distance et raisonnablement performant.

Ce qu'on a aimé

Le processeur Rockchip RK3588 et ses 8 cœurs ARM

Le choix du RK3588 constitue une rupture dans le positionnement matériel d'UGREEN pour cette gamme de prix. Ce SoC ARM intègre 4 cœurs Cortex-A76 cadencés à 2,4 GHz et 4 cœurs Cortex-A55 à 1,8 GHz, accompagnés d'un NPU dédié de 6 TOPS pour les traitements d'intelligence artificielle en local.

Concrètement, cela se traduit par une capacité de multitâche confortable pour un usage domestique ou petit bureau : indexation de bibliothèques photos volumineuses, transcodage vidéo léger, gestion de plusieurs flux de sauvegarde simultanés et exécution de conteneurs Docker sans ralentissements perceptibles.

Le NPU prend en charge la reconnaissance faciale et la détection d'objets dans les photos sans solliciter le cloud, un point appréciable pour ceux qui souhaitent conserver leurs données en interne. Les performances brutes ne rivalisent pas avec les processeurs Intel de gamme professionnelle équipant certains NAS plus onéreux, mais elles se situent largement au-dessus de ce que propose habituellement la concurrence directe à ce tarif. Le RK3588 gère sans broncher la lecture 4K60 via HDMI, pilote correctement les transferts réseau à 2,5 GbE et maintient une réactivité correcte de l'interface UGOS Pro même sous charge.

La connectique réseau et périphérique

UGREEN a choisi d'équiper le DH4300 Plus d'un port Ethernet 2,5 GbE, complété par deux ports USB-A 10 Gbps (USB 3.2 Gen 2) et un port USB-C 5 Gbps à l'arrière du boîtier. En pratique, le port réseau délivre des débits soutenus de 230 à 275 Mo/s en lecture et 160 à 180 Mo/s en écriture selon la configuration RAID et les disques installés, ce qui correspond à une exploitation quasi complète de la bande passante 2,5 GbE.

Les tests de transfert de fichiers volumineux (vidéos 4K, archives compressées) montrent une stabilité correcte des flux, sans chutes brutales ni saturations anormales du tampon. Les ports USB rapides permettent de brancher des disques externes pour des sauvegardes incrémentales ou des imports massifs de données, et les vitesses observées atteignent effectivement les débits théoriques des interfaces.

La sortie HDMI 2.1 autorise une connexion directe à un téléviseur ou un moniteur pour lire des contenus multimédias sans passer par un client réseau, même si l'usage reste anecdotique pour la majorité des utilisateurs qui préféreront streamer via Plex, Jellyfin ou l'application UGREEN dédiée.

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Un silence de fonctionnement appréciable

Le boîtier intègre un ventilateur de 120 mm à régulation automatique qui adapte sa vitesse en fonction de la température interne et de la charge processeur. Lors de nos tests avec quatre disques durs de 4 To (Seagate IronWolf 4TB) en configuration RAID 5, le niveau sonore en fonctionnement continu oscille entre 27 et 31 dB(A) à un mètre de distance, ce qui correspond à un chuchotement discret. Les vibrations sont correctement amorties par des patins en caoutchouc sous le châssis, et le boîtier ne résonne pas même lorsque les disques sont sollicités simultanément pour des écritures intensives. Le ventilateur reste quasi inaudible en usage bureautique léger ou en veille active, et ne devient perceptible qu'en cas de transferts massifs prolongés ou d'indexation lourde de médias.

À noter que le bruit résiduel dépend largement du choix des disques durs : des modèles 7200 tr/min orientés performances génèrent naturellement plus de nuisances sonores que des disques 5400 tr/min optimisés pour le stockage réseau.

Une consommation électrique maîtrisée

Les mesures relevées au wattmètre placent la consommation électrique du DH4300 Plus entre 6 W au repos (disques en veille) et 31 W en charge soutenue (transferts réseau actifs, processeur sollicité, ventilateur en vitesse moyenne). En usage domestique typique – sauvegarde automatique nocturne, streaming occasionnel en journée, synchronisation de photos en arrière-plan – la consommation moyenne tourne autour de 15 à 18 W sur 24 heures. Sur une année, cela représente environ 130 à 160 kWh.

Ces chiffres positionnent le DH4300 Plus dans la fourchette basse du segment, comparable aux NAS ARM économes mais nettement en dessous des modèles équipés de processeurs Intel ou AMD qui dépassent facilement les 40 à 50 W en charge. L'architecture ARM du RK3588 et l'absence de carte d'extension PCIe énergivore expliquent cette sobriété, qui devient un argument tangible pour un appareil destiné à fonctionner en continu.

L'interface UGOS Pro et son accessibilité

UGREEN a refondu son système d'exploitation maison avec UGOS Pro, une interface web qui emprunte ses codes visuels aux environnements grand public modernes : tuiles claires, icônes explicites, menus déroulants logiques. La configuration initiale s'effectue en une dizaine de minutes via un assistant pas à pas qui détecte automatiquement les disques installés, propose les configurations RAID adaptées (RAID 0, 1, 5, 6, 10 et JBOD) et initialise les volumes sans intervention technique particulière. L'ajout d'utilisateurs, la gestion des partages SMB/NFS, la programmation de sauvegardes incrémentales ou la synchronisation avec des services cloud (Google Drive, OneDrive, Dropbox) passent par des menus explicites qui ne nécessitent pas de connaissances réseau approfondies.

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L'application mobile (iOS et Android) reproduit l'essentiel des fonctions d'administration et permet de surveiller l'état du NAS, de consulter les logs, de déclencher des sauvegardes ou d'accéder aux fichiers à distance via l'identifiant UGREEN (connexion chiffrée sans configuration manuelle de ports ou de DDNS).

UGOS Pro reste en retrait par rapport à DSM de Synology ou QTS de QNAP sur certains aspects avancés – absence d'iSCSI, pas de machines virtuelles, catalogue d'applications tiers encore limité – mais la courbe d'apprentissage est douce et l'ensemble fonctionne de manière stable.

La gestion des photos par intelligence artificielle

Le module de gestion de photos intégré à UGOS Pro exploite le NPU du RK3588 pour effectuer reconnaissance faciale, détection d'objets et tri automatique des clichés sans envoyer les données vers un serveur externe.

Lors de l'import initial d'une bibliothèque de 20 000 photos (mix de JPEG et RAW légers), l'indexation complète a pris environ 8 heures, pendant lesquelles le système a identifié les visages récurrents, classé les photos par lieux (si les métadonnées GPS sont présentes) et détecté les doublons potentiels. L'interface propose ensuite des albums automatiques par personne, par date ou par thème (paysages, animaux, événements), et permet de rechercher des photos par mots-clés simples ("chien", "plage", "anniversaire").

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La précision de la reconnaissance faciale s'avère correcte sur des portraits bien éclairés, avec quelques confusions sur des photos de groupe ou des clichés de mauvaise qualité. Les utilisateurs soucieux de confidentialité apprécieront que le traitement reste local, sans abonnement ni connexion permanente à un service cloud, contrairement aux solutions Google Photos ou iCloud qui imposent un stockage déporté.

La flexibilité du système de stockage

Le DH4300 Plus accepte indifféremment des disques 3,5 pouces et 2,5 pouces, SATA III, jusqu'à une capacité théorique de 120 To en cumulé (4 × 30 To si l'on table sur l'évolution future des capacités unitaires). Les tiroirs en plastique se montent sans outil : quatre vis latérales fixent le disque dans le caddy, qui coulisse ensuite dans le châssis et se verrouille par un système de levier basique.

L'installation ou le remplacement d'un disque prend moins de deux minutes, mais le système ne propose pas de hot-swap au sens strict : il faut éteindre le NAS pour éviter toute corruption de données en cas de retrait d'un disque actif. UGOS Pro supporte les systèmes de fichiers Ext4 et Btrfs, ce dernier autorisant les snapshots (clichés instantanés d'un volume pour faciliter la restauration en cas d'erreur ou de corruption).

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Les configurations RAID 5, 6 et 10 garantissent une redondance des données en cas de défaillance d'un ou deux disques selon le niveau choisi, et le système alerte par notification push et e-mail en cas de dégradation d'un volume.

Le support de Docker et Home Assistant

UGREEN a intégré un gestionnaire de conteneurs Docker dans UGOS Pro, qui permet d'installer des applications tierces non disponibles dans le catalogue officiel. L'interface propose une bibliothèque d'images préconfigurées (Plex, Jellyfin, Pi-hole, Nextcloud, etc.) et autorise l'ajout manuel d'images Docker depuis Docker Hub ou des registres privés. Les performances du RK3588 suffisent pour faire tourner plusieurs conteneurs légers simultanément – serveur VPN, gestionnaire de téléchargements, outils de monitoring – sans ralentir les tâches de stockage principales.

Home Assistant est proposé nativement dans le catalogue applicatif, ce qui facilite la mise en place d'une solution domotique centralisée pour les utilisateurs qui souhaitent piloter des objets connectés depuis le NAS. Les limitations matérielles (RAM non évolutive, architecture ARM) restreignent toutefois les usages les plus gourmands : bases de données volumineuses, applications Java lourdes ou environnements de développement complets montrent vite leurs limites.

Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé

Le capot magnétique et son compromis sécurité-praticité

UGREEN a opté pour un capot frontal fixé par aimants plutôt que par un système de clips ou de vis. Cette solution permet de retirer le panneau d'une main et d'accéder aux disques en quelques secondes, ce qui simplifie les manipulations pour un utilisateur domestique qui change ou ajoute un disque de manière occasionnelle.

En revanche, cette facilité se paie par une sécurité physique réduite : un choc latéral, une manipulation brusque ou un transport du boîtier peuvent faire tomber le capot si les aimants ne sont pas parfaitement alignés. Pour un usage statique dans un bureau ou un placard technique, le système fonctionne sans problème, et la simplicité d'accès devient un avantage.

Pour une entreprise ou un environnement où plusieurs personnes manipulent le matériel, l'absence de verrouillage mécanique peut poser question, surtout dans des locaux partagés où le boîtier pourrait être déplacé ou heurté.

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Les matériaux internes face au châssis externe

Le châssis principal du DH4300 Plus repose sur une structure en aluminium brossé qui donne une impression de solidité, avec un poids de 2,8 kg à vide qui inspire davantage confiance que les boîtiers plastique monoblocs.

Cependant, l'intérieur fait appel à des éléments en plastique pour les tiroirs, les rails de guidage et certains supports de composants. Les tiroirs à disques sont entièrement plastique, sans renforts métalliques, ce qui peut surprendre au regard du tarif et de la finition externe.

Ces choix matériels n'affectent pas le fonctionnement quotidien ni la durabilité mécanique à court terme, mais ils tranchent avec l'apparence premium du boîtier vu de l'extérieur. Les concurrents directs (TerraMaster, Asustor) adoptent des approches similaires sur leurs modèles d'entrée de gamme, mais l'écart entre perception externe et réalité interne reste perceptible lors du premier montage.

L'écosystème applicatif encore en construction

UGOS Pro propose un catalogue d'applications officielles en croissance constante, avec mises à jour régulières et ajouts progressifs de fonctionnalités demandées par la communauté. Les applications de base – partage de fichiers, sauvegarde, synchronisation cloud, gestion multimédia – sont présentes et fonctionnelles.

En revanche, certaines catégories restent sous-dotées par rapport aux écosystèmes Synology ou QNAP : vidéosurveillance (peu de compatibilité avec les caméras IP grand public), outils de virtualisation (absence totale de VM), services réseau avancés (pas d'iSCSI pour les environnements avec stockage en mode bloc).

Docker compense partiellement ces lacunes en permettant l'installation d'applications tierces, mais toutes les images ne sont pas optimisées pour l'architecture ARM du RK3588, et certaines fonctionnalités nécessitent des manipulations en ligne de commande qui sortent du cadre d'usage grand public visé par le produit.

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Ce qu'on a moins aimé

Les 8 Go de RAM soudés et non évolutifs

UGREEN a choisi d'intégrer 8 Go de RAM LPDDR4X directement soudés sur la carte mère, sans slot d'extension ni possibilité de remplacement.

Pour un usage domestique classique – stockage de fichiers, streaming léger, sauvegardes automatiques – cette quantité suffit largement et ne pose aucun problème de performances. Mais le segment des NAS 4 baies entrée de gamme propose désormais des configurations plus généreuses chez la concurrence directe : le TerraMaster F4-425+ embarque 16 Go de RAM extensibles, certains modèles Asustor proposent 8 Go évolutifs jusqu'à 32 Go.

Cette limitation devient handicapante dès que l'on souhaite exploiter intensivement Docker avec plusieurs conteneurs gourmands, héberger des bases de données volumineuses ou multiplier les tâches simultanées (indexation de médias, transcodage, sauvegardes multiples, accès distants nombreux). La RAM étant un facteur clé de fluidité et de longévité pour un NAS que l'on garde plusieurs années, l'impossibilité d'évolution constitue un frein réel pour les utilisateurs qui anticipent une montée en charge progressive de leurs besoins. UGREEN aurait pu proposer deux versions (8 Go et 16 Go) ou intégrer un slot d'extension SO-DIMM sans surcoût majeur.

L'absence totale de slot M.2 pour cache NVMe

Le DH4300 Plus ne propose aucun emplacement M.2, ce qui interdit toute possibilité d'ajouter des SSD NVMe pour accélérer les accès en lecture/écriture via un cache automatique.

Cette fonctionnalité, démocratisée sur les NAS de milieu de gamme, permet de placer en mémoire flash rapide les fichiers fréquemment sollicités et de réduire la latence des applications exigeantes (bases de données, machines virtuelles, environnements de développement).

Pour un usage orienté média et sauvegarde, l'impact reste limité : les disques durs SATA III saturent rarement le bus en lecture séquentielle, et les débits du port 2,5 GbE deviennent le goulot d'étranglement avant les performances des disques.

Mais pour les utilisateurs qui envisagent un usage plus poussé – stations de travail virtuelles, Docker intensif, tests de développement – l'absence de cache SSD bride les performances potentielles du RK3588 et oblige à composer avec les temps d'accès aléatoires des disques durs mécaniques. Certains modèles concurrents au même tarif intègrent un ou deux emplacements M.2, offrant une marge d'évolution que le DH4300 Plus ne peut pas proposer.

Le port réseau unique sans possibilité d'agrégation

UGREEN a équipé le boîtier d'un seul port Ethernet 2,5 GbE, sans option d'ajout d'une carte réseau supplémentaire via PCIe ou d'un deuxième port gigabit pour agréger les bandes passantes.

Cette configuration convient parfaitement à un usage domestique où un seul utilisateur ou un petit groupe accède au NAS via un switch 2,5 GbE ou multi-gigabit. Elle devient limitante dans deux cas : les environnements où plusieurs utilisateurs accèdent simultanément au NAS avec des flux lourds (montage vidéo en réseau, bases de données partagées, sauvegardes multiples simultanées) et les configurations où une redondance réseau est souhaitée pour garantir la disponibilité en cas de défaillance d'un câble ou d'un switch.

L'agrégation de liens (link aggregation) et le basculement automatique (failover) ne sont pas possibles, ce qui classe définitivement le DH4300 Plus hors des usages professionnels ou semi-professionnels exigeants. La plupart des NAS de gamme supérieure proposent au minimum deux ports gigabit, voire un second port 2,5 GbE sur les modèles récents.

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Les fonctionnalités professionnelles absentes

UGOS Pro reste centré sur l'utilisateur domestique ou le très petit bureau, et plusieurs fonctionnalités attendues dans des environnements professionnels manquent à l'appel.

L'absence d'iSCSI interdit d'utiliser le NAS comme cible de stockage en mode bloc pour des serveurs physiques ou virtuels qui nécessitent des performances et une latence proches d'un disque local.

L'impossibilité de créer des machines virtuelles (pas d'hyperviseur intégré) ferme la porte aux usages de type lab informatique, tests de systèmes d'exploitation ou hébergement de services isolés. Le chiffrement des volumes, pourtant annoncé dans les communications d'UGREEN, n'était toujours pas disponible au moment de nos tests (promis dans une mise à jour ultérieure).

Les outils de gestion avancée des droits d'accès restent basiques : pas d'intégration LDAP ou Active Directory pour les environnements d'entreprise qui gèrent des utilisateurs centralisés, pas de gestion fine des quotas par utilisateur ou par groupe.

Ces absences ne gênent pas l'utilisateur particulier qui centralise des photos de famille et des films, mais elles disqualifient le produit pour une PME ou un service IT qui cherche une solution de stockage réseau évolutive et sécurisée.

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Crache ton petit bonhomme vert, Myrhdin

Le DH4300 Plus s'adresse clairement à l'utilisateur domestique qui veut centraliser ses données sans passer trois week-ends à configurer des volumes et des permissions. UGREEN a fait des choix cohérents pour cette cible : processeur puissant, interface accessible, prix contenu, consommation électrique maîtrisée. Le boîtier fonctionne bien, se montre silencieux, et UGOS Pro remplit son rôle sans complexité inutile. Nous apprécions la présence du NPU pour le traitement local des photos, la connectique moderne (2,5 GbE, USB rapide, HDMI), et les efforts visibles de la marque pour rattraper son retard logiciel sur les acteurs établis.

Mais deux décisions nous semblent discutables face à la concurrence directe : les 8 Go de RAM soudés et l'absence totale de slot M.2 limitent sérieusement les perspectives d'évolution. Pour un appareil que l'on garde plusieurs années, cette absence de marge d'évolution matérielle pèse dans la balance.

Si vos besoins restent modestes et stables – stockage de fichiers, sauvegardes, streaming léger – le DH4300 Plus fera le travail sans broncher. Si vous envisagez de faire évoluer vos usages vers du Docker intensif, des bases de données ou du multitâche lourd, regardez ailleurs ou acceptez de composer avec ces limites. UGREEN progresse, mais la marque n'a pas encore atteint la maturité produit de Synology ou QNAP, et ce modèle en porte les traces.

Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.

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