Test - Creative Aurvana Ace 3 : des écouteurs hybrides très bavards

Creative revient avec ses Aurvana Ace 3, des écouteurs true wireless dotés d'une architecture hybride xMEMS et d'une panoplie de codecs audiophiles. De quoi ravir les mélomanes exigeants ?

Creative ne cesse d'affiner sa gamme d'écouteurs true wireless, et les Aurvana Ace 3 s'inscrivent dans cette volonté d'offrir une qualité sonore premium sans faire exploser le budget. Ces intras misent sur une architecture à double transducteur : un driver dynamique de 10 mm pour les basses et un tweeter xMEMS pour les hautes fréquences, promettant ainsi une restitution détaillée et équilibrée.

Ajoutez à cela une compatibilité avec les codecs aptX Lossless et LDAC, une certification IPX5 pour la résistance à l'eau et une puce Bluetooth 5.4 compatible LE Audio et Auracast, et l'on obtient un produit qui vise aussi bien les audiophiles nomades que les technophiles curieux d'expérimenter les dernières innovations sans fil.

Dans un marché saturé d'écouteurs généralistes, Creative tente de se démarquer en misant sur la personnalisation sonore via Mimi Hearing ID et une richesse fonctionnelle rare dans cette gamme de prix. Reste à voir si ces promesses tiennent la route au quotidien, entre confort, autonomie et réduction de bruit active.

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Ce qu'on a aimé

Une signature sonore chaleureuse et détaillée

Nous avons été agréablement surpris par le rendu sonore des Aurvana Ace 3, qui délivre une signature à la fois dynamique et chaleureuse. Le tweeter xMEMS, couplé au driver dynamique de 10 mm, offre une clarté remarquable dans les médiums et les aigus, sans pour autant sacrifier la profondeur des basses. Les voix ressortent avec beaucoup de naturel, et la scène sonore gagne en largeur dès que l'on active la personnalisation Mimi. Le volume maximal est également bien calibré, suffisant pour couvrir les ambiances bruyantes sans distorsion notable.

En comparaison de nombreux écouteurs de cette gamme, nous avons trouvé que Creative parvient à préserver les détails dans les orchestrations complexes, que ce soit sur du jazz, de l'électro ou du rock progressif. Le tout sans jamais verser dans une fatigue auditive, même après plusieurs heures d'écoute continue. Cette réussite tient en grande partie à l'équilibre entre les deux transducteurs, qui se complètent sans créer de coupure audible dans le spectre. Pour qui recherche un son immersif et cohérent, ces écouteurs cochent les bonnes cases.

Une connectivité Bluetooth exhaustive et tournée vers l'avenir

Creative a fait le choix de ne rien négliger côté connectivité sans fil, et cela se ressent immédiatement. Les Aurvana Ace 3 embarquent non seulement les codecs LC3, AAC, aptX et aptX Adaptive, mais aussi les très prisés aptX Lossless et LDAC, garantissant ainsi une compatibilité optimale avec la majorité des smartphones Android haut de gamme et les DAP audiophiles. La puce Bluetooth 5.4 assure une stabilité de connexion globalement satisfaisante, même si nous avons constaté quelques micro-décrochages occasionnels en environnement urbain dense.

L'intégration du LE Audio et d'Auracast ouvre la porte aux usages collectifs émergents, comme le partage d'une source audio unique vers plusieurs écouteurs, une fonction encore peu répandue mais prometteuse. Le multipoint fonctionne sans accroc, permettant de basculer aisément entre un ordinateur portable et un téléphone sans avoir à passer par le menu Bluetooth.

Enfin, un mode faible latence est disponible, bien qu'il ne soit malheureusement pas assignable via un geste tactile, ce qui oblige à passer par l'application. Pour les joueurs nomades ou les amateurs de vidéos, cette latence réduite reste un vrai plus, même si l'accès aurait mérité d'être simplifié.

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Une autonomie solide et des options de recharge multiples

Sur le papier, Creative annonce environ 7 heures d'autonomie par écouteur et jusqu'à 26 heures avec le boîtier de recharge. Nos tests en conditions réelles confirment ces chiffres : nous avons mesuré environ 6 heures et 55 minutes en codec AAC sans réduction de bruit active, et autour de 4 heures et 15 minutes avec l'ANC activé. Le boîtier offre trois recharges complètes, ce qui permet de tenir plusieurs jours sans passer par la case câble.

La charge rapide est efficace : 10 minutes branchées suffisent à récupérer environ 1 heure d'écoute, idéal pour les matins pressés. Autre bon point, le boîtier supporte la recharge sans fil Qi, évitant d'avoir à chercher systématiquement un câble USB-C. Cette polyvalence dans les options de recharge contribue à rendre les Aurvana Ace 3 particulièrement pratiques au quotidien.

L'autonomie mesurée se situe dans la moyenne haute du segment, sans exploser les records, mais avec une cohérence rassurante entre les promesses du constructeur et la réalité d'usage. Pour qui enchaîne les trajets ou les longues sessions d'écoute, ces écouteurs ne vous laisseront pas en rade en pleine journée.

Un prix positionné dans la moyenne haute… mais justifié ?

Les Creative Aurvana Ace 3 affichent un prix public conseillé de 149,99 € sur le marché européen. Cette position tarifaire place les Ace 3 dans le segment moyenne/haute pour des écouteurs true wireless, juste en dessous des modèles dits « flagship » d’Apple, Sony ou Bose qui flirtent tous avec, voire dépassent, les 200 €.

Pour ce tarif, Creative propose une fiche technique très complète. Certains trouveront cependant que le ticket d’entrée reste élevé, notamment à cause d’un ANC perfectible, là où des concurrents proposent une meilleure isolation à tarif similaire ou moindre, parfois au détriment de la richesse sonore.

À ce niveau de prix, l’argument « rapport qualité-fonctionnalité » se défend, surtout pour qui privilégie la qualité de son et la personnalisation, bien que l’on ne puisse pas parler de réelle « affaire ». Ceux et celles à la recherche du meilleur rapport qualité/prix strict seront tentés de surveiller d’éventuelles promotions dans les jours qui viennent (suivez mon regard sur ce vendredi).

Une personnalisation Mimi complète et combinable

Creative mise beaucoup sur la personnalisation sonore via Mimi Hearing ID, et nous devons reconnaître que le système testé sur un autre modèle plus tôt cette année tient encore ses promesses, à condition de l'utiliser avec parcimonie.

Le test auditif proposé dans l'application est simple et rapide : il génère un profil adapté à la sensibilité auditive de chaque oreille, compensant les petites pertes de perception propres à chacun. Une fois activé, le rendu gagne en scène et en définition, notamment dans les fréquences aiguës.

Ce qui distingue les Aurvana Ace 3, c'est que ce profil Mimi peut être combiné avec l'égaliseur 10 bandes et les 15 presets intégrés, offrant ainsi une latitude de réglage rare dans cette gamme de prix. On peut par exemple partir d'un preset « Bass Boost », y superposer son profil Mimi, puis affiner avec l'EQ manuel. Cette approche en couches permet de sculpter très finement la signature sonore, jusqu'à obtenir exactement le rendu désiré.

En revanche, nous conseillons de doser l'intensité du Hearing ID via le curseur dédié, car une application trop poussée peut créer un effet de sur-correction et rendre le son artificiel. Avec un réglage modéré, l'amélioration est tangible et cohérente.

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Un confort de port et une isolation passive réussis

Creative a soigné l'ergonomie de ses Aurvana Ace 3, et cela se traduit par un confort de port globalement satisfaisant, même sur de longues sessions. Les écouteurs sont livrés avec cinq tailles d'embouts, permettant de trouver facilement le fit idéal. L'isolation passive est bonne, suffisante pour atténuer les bruits ambiants modérés sans avoir à pousser le volume. La certification IPX5 garantit une résistance aux projections d'eau et à la sueur, ce qui en fait des compagnons fiables pour le sport ou les trajets sous la pluie.

Nous avons apprécié le poids contenu de chaque écouteur, qui ne provoque ni fatigue ni pression excessive dans le conduit auditif. La détection de port fonctionne correctement, mettant automatiquement en pause la lecture lorsqu'on retire un écouteur, même si elle n'était initialement implémentée que sur l'écouteur gauche au lancement du produit. Le boîtier, compact et léger, se glisse facilement dans une poche, bien que sa charnière soit légèrement lâche, un détail qui n'affecte toutefois pas le maintien des écouteurs en place.

Pour celles et ceux qui passent beaucoup de temps avec des intras, ce confort de port constitue un argument de poids.

Une qualité d'appel claire avec un bon filtrage du vent

Les six microphones intégrés aux Aurvana Ace 3 font un travail honorable lors des appels. Nous avons constaté une clarté vocale satisfaisante, même en environnement bruyant, grâce au filtrage algorithmique qui atténue efficacement les bruits de fond.

Le filtrage du vent mérite une mention particulière : lors de nos tests en extérieur par temps venteux, nos interlocuteurs ont signalé une intelligibilité préservée, sans les perturbations habituelles que l'on rencontre sur de nombreux écouteurs true wireless. Cette performance en fait un choix pertinent pour celles et ceux qui multiplient les visioconférences en mobilité ou les appels professionnels en déplacement.

Si la qualité ne rivalise pas encore avec celle d'un casque gaming dédié, elle se situe largement au-dessus de la moyenne du marché des écouteurs nomades et suffit amplement pour un usage quotidien exigeant.

Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé

Un mode Ambiant perfectible et bruyant

Le mode Transparence des Aurvana Ace 3 remplit sa mission de laisser passer les sons extérieurs, mais son exécution laisse à désirer. Nous avons noté un bruit de fond statique perceptible dès son activation, qui peut devenir gênant dans les environnements calmes. L'amplification des voix et des bruits ambiants semble parfois excessive, rendant certaines situations sonores peu naturelles, voire désagréables.

Le manque de paliers de réglage limite également la finesse d'ajustement : on aimerait pouvoir moduler l'intensité du mode Ambiant selon le contexte, mais l'application ne propose qu'une activation binaire. Ce défaut de souplesse contraste avec la richesse de personnalisation offerte sur le plan sonore.

Pour qui souhaite rester à l'écoute de son environnement sans retirer ses écouteurs, ce mode Ambiant fera le travail, mais sans la fluidité et le naturel que l'on trouve sur certains concurrents. Il reste fonctionnel, mais perfectible, et n'invite pas à l'utilisation prolongée.

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Des annonces vocales trop fortes et non réglables

Dès la première utilisation, nous avons été surpris par le volume des annonces vocales qui ponctuent chaque changement d'état : connexion, changement de mode ANC, niveau de batterie, etc. Ces notifications sont systématiquement trop fortes, souvent au point de couvrir la musique en cours, ce qui crée une rupture désagréable dans l'expérience d'écoute.

Le problème majeur réside dans l'absence totale de réglage : aucune option dans l'application ne permet de moduler ou de désactiver ces annonces. Pour qui écoute à volume modéré, chaque notification devient intrusive. Ce choix de conception étonne, d'autant que la plupart des écouteurs modernes offrent désormais une option de volume ou de désactivation des prompts vocaux. Nous espérons une mise à jour logicielle pour corriger ce point, car il suffit à gâcher l'agrément général des Aurvana Ace 3 dans un usage intensif.

Un enregistrement requis pour la personnalisation Mimi

Pour accéder à la personnalisation Mimi Hearing ID, Creative impose de créer un compte et de s'enregistrer dans l'application. Si cette démarche ne prend que quelques minutes, elle peut rebuter celles et ceux qui souhaitent éviter de multiplier les comptes en ligne ou qui sont sensibles à la collecte de données personnelles.

Nous aurions préféré que cette fonctionnalité reste accessible sans inscription, ou du moins avec une option de compte invité. Ce choix s'explique sans doute par la volonté de stocker les profils auditifs dans le cloud pour les retrouver sur plusieurs appareils, mais il aurait été plus élégant de laisser le choix à l'utilisateur. C'est une barrière inutile qui freine l'adoption d'une fonctionnalité pourtant centrale.

Des gestes multi-tapes bruyants dans l'oreille

Les commandes tactiles des Aurvana Ace 3 répondent correctement, mais les gestes multi-tapes (double ou triple tap) génèrent un bruit de percussion audible dans le conduit auditif, qui peut se révéler inconfortable. Chaque tape produit une résonance que l'on ressent physiquement, surtout lorsque le volume d'écoute est modéré. Ce phénomène est courant sur les écouteurs intra-auriculaires, mais il semble ici plus marqué qu'ailleurs.

Nous aurions apprécié que Creative privilégie des gestes par glissement (swipe) pour certaines fonctions, afin de limiter ces percussions. Par ailleurs, le mode faible latence n'est pas assignable via un geste tactile, obligeant à passer par l'application pour l'activer, ce qui ralentit son utilisation en situation réelle. Pour qui jongle entre vidéo et musique, cette friction est regrettable. Les commandes sont fonctionnelles, mais pourraient gagner en confort et en accessibilité.

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Ce que l'on a moins aimé

Une réduction de bruit active en demi-teinte

L'ANC des Aurvana Ace 3 constitue sans doute le point le plus décevant de ces écouteurs. Si la réduction de bruit fonctionne et atténue les fréquences graves (ronflements de moteur, bruits sourds), elle peine face aux bruits moyens et aigus. Nous avons mesuré une atténuation moyenne d'entre 70 à 75%, ce qui reste en retrait par rapport aux leaders du segment. En métro ou en avion, l'ANC apporte un soulagement perceptible, mais n'offre pas l'isolation totale que l'on trouve chez certains concurrents.

Autre effet indésirable : l'activation de l'ANC éclaircit légèrement le rendu sonore et amincit les basses, créant une sensation de perte de corps dans la restitution. Ce phénomène n'est pas systématique sur tous les écouteurs ANC, et il est d'autant plus dommage qu'il oblige à choisir entre confort acoustique et fidélité sonore.

Pour qui voyage beaucoup ou travaille dans des environnements bruyants, cet ANC fera le travail a minima, mais ne constituera pas un argument décisif d'achat. Creative aurait pu mieux calibrer l'algorithme pour limiter ces effets secondaires et offrir une atténuation plus homogène sur l'ensemble du spectre.

Une application perfectible avec quelques glitches

L'application Creative accompagnant les Aurvana Ace 3 regorge de fonctionnalités, mais son ergonomie laisse à désirer. Nous avons rencontré plusieurs problèmes de couplage, notamment sur iOS, où la reconnaissance des écouteurs peut prendre plusieurs tentatives. La fonction de diffusion Auracast est difficile à localiser dans les menus, et son accès mériterait d'être mieux signalé. Le design de l'interface paraît daté, avec une hiérarchie d'informations peu intuitive et des temps de chargement parfois longs.

Nous avons également constaté des annonces intrusives liées au scan Auracast, qui se déclenchent de manière intempestive même lorsque l'on n'utilise pas cette fonction. La détection de port a connu des soucis au lancement, n'étant active que sur l'écouteur gauche, bien que cela ait été corrigé par la suite. 

Un boîtier à la charnière un peu lâche

Le boîtier de recharge des Aurvana Ace 3 est compact et pratique, mais sa charnière manque de fermeté. On ressent un léger jeu lorsqu'on ouvre et referme le couvercle, donnant une impression de fragilité qui détonne avec la qualité générale de fabrication des écouteurs. Si cela n'affecte pas le maintien des intras en place ni la protection qu'ils offrent, ce détail nuit à la perception de robustesse de l'ensemble. Pour un produit qui sera ouvert et refermé plusieurs fois par jour, on s'attendrait à une charnière plus rigide et rassurante. 

Des accrocs de connexion occasionnels

Malgré la puce Bluetooth 5.4 et la compatibilité avec de nombreux codecs, nous avons constaté quelques micro-décrochages de connexion en environnement urbain dense ou dans les transports. Ces interruptions sont brèves, de l'ordre de une à deux secondes, mais suffisamment fréquentes pour être notées. Elles surviennent généralement lorsque le smartphone est dans une poche ou un sac, suggérant une sensibilité aux obstacles physiques.

Le multipoint fonctionne bien, mais le basculement entre deux sources peut parfois prendre quelques secondes de latence. Ces problèmes de stabilité ne sont pas systématiques et dépendent en partie de l'environnement et du smartphone utilisé, mais ils rappellent que la connectivité sans fil, même en Bluetooth 5.4, n'est pas encore totalement exempte de caprices.

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Une absence de geste à simple tape

Les commandes tactiles des Aurvana Ace 3 reposent sur des doubles tapes, triples tapes et appuis longs, mais elles n'offrent aucune fonction dédiée au simple tap. Cette absence peut sembler anodine, mais elle prive l'utilisateur d'un geste rapide et intuitif pour des actions courantes comme mettre en pause ou reprendre la lecture. Sur de nombreux écouteurs concurrents, le simple tap est assigné à la pause/lecture, offrant une réactivité immédiate sans avoir à tapoter plusieurs fois.

Ici, il faut systématiquement effectuer au moins deux tapes, ce qui ralentit l'interaction et génère davantage de bruit de percussion dans l'oreille. Ce choix de conception est d'autant plus étonnant que l'espace gestuel existe, et qu'il aurait suffi de le mapper pour améliorer l'expérience utilisateur. Nous espérons qu'une mise à jour logicielle corrigera cette lacune, car elle ternit l'ergonomie générale des commandes.

Crache ta créativité, Myrhdin

Nous avons passé plusieurs semaines avec les Creative Aurvana Ace 3, et le bilan s'avère positif mais contrasté.

Sur le plan sonore, ces écouteurs tiennent leurs promesses : signature chaleureuse et détaillée, architecture hybride xMEMS + driver dynamique qui fonctionne, et une personnalisation Mimi réellement efficace quand on l'apprivoise. Ajoutez à cela une connectivité Bluetooth exhaustive (aptX Lossless, LDAC, LE Audio, Auracast) et une autonomie solide et un prix public conseillé de 149,99 € qui, s’il n’est pas agressif, reste cohérent avec la fiche technique et les prestations attendues sur ce segment.

Malheureusement, plusieurs points viennent ternir le tableau : un mode Ambiant perfectible avec bruit de fond, des annonces vocales trop fortes et non réglables, une application perfectible et surtout un ANC en retrait qui éclaircit le son.

Pour qui privilégie avant tout la qualité audio et la richesse fonctionnelle, les Aurvana Ace 3 restent un choix pertinent, d'autant que leur tarif devrait se situer dans une fourchette raisonnable pour ce niveau de prestation. En revanche, si la réduction de bruit active constitue un critère décisif, mieux vaudra se tourner vers d'autres modèles.

Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.

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