Test - Beyerdynamic Amiron 200 : l'open-ear haut de gamme ?
Beyerdynamic mise sur l'open-ear avec l'Amiron 200, des écouteurs true wireless qui privilégient confort et spatialisation. Une proposition comme d'habitude relaativement chère à 179 euros qui devra convaincre face aux concurrents.
Le segment des écouteurs open-ear connaît un engouement croissant auprès des sportifs et des utilisateurs urbains qui refusent de sacrifier leur perception de l'environnement au profit de l'isolation sonore. Beyerdynamic, historiquement reconnu pour ses casques audio haut de gamme, s'aventure sur ce terrain avec l'Amiron 200, disponible depuis octobre 2025. Ces écouteurs true wireless adoptent une architecture ouverte qui laisse le conduit auditif libre, tout en promettant une restitution sonore équilibrée et une autonomie conséquente. La marque allemande vise ici un public technophile en quête d'une solution polyvalente pour l'activité physique comme pour l'écoute nomade, tout en conservant une fabrication premium qui rappelle ses standards habituels.
Ce qu'on a aimé
Un confort longue durée exemplaire
Le design des Amiron 200 repose sur des crochets d'oreille en silicone souple qui maintiennent chaque écouteur sans exercer de pression excessive. Avec un poids d'environ 10,2 grammes par côté, l'ensemble reste imperceptible même lors de sessions prolongées dépassant plusieurs heures. Les utilisateurs portant des lunettes ou un chapeau n'ont signalé aucun point de friction gênant. La légèreté structurelle et l'ergonomie des crochets flexibles permettent de conserver les écouteurs pendant un marathon ou une randonnée sans ressentir de fatigue auriculaire.
Une scène sonore ouverte et naturelle
L'architecture open-ear déploie une spatialisation particulièrement large, offrant une sensation d'immersion différente de celle des intra-auriculaires classiques. Les basses restent contrôlées et puissantes malgré l'absence d'isolation, tandis que les médiums gagnent en clarté pour restituer le chant avec précision. Les aigus affichent une douceur raffinée, évitant toute agressivité même sur des enregistrements compressés. La plage de fréquence annoncée s'étend de 20 Hz à 20 kHz, et la signature sonore globale privilégie l'équilibre plutôt que l'excès dans une bande particulière. Beyerdynamic parvient à conserver sa patte acoustique en adaptant ses préceptes à ce format ouvert.
Une autonomie généreuse et une recharge polyvalente
Les Amiron 200 tiennent jusqu'à 12 heures en lecture continue sur une charge complète dans nos tests, un chiffre qui place le modèle dans le haut du panier pour des écouteurs true wireless. L'étui de charge ajoute 25 heures supplémentaires, portant l'autonomie totale à plus de 35 heures avant de devoir rechercher une prise secteur. La fonction de charge rapide délivre 90 à 100 minutes d'écoute après seulement 5 minutes de branchement en USB-C. L'étui supporte également la recharge sans fil Qi, ce qui facilite l'alimentation quotidienne sans manipuler de câble. Cette endurance convient aux longues journées de déplacement ou aux week-ends sportifs sans contrainte logistique.
Des commandes tactiles précises et personnalisables
Chaque écouteur intègre une zone tactile réactive qui reconnaît les gestes sans nécessiter d'appui physique brutal. L'application mobile dédiée permet de réaffecter les fonctions selon les préférences : contrôle du volume, lecture/pause, changement de piste, activation d'assistants vocaux. Les doubles micros avec technologie ENC (Environmental Noise Cancellation) assurent une qualité d'appel correcte même en milieu bruyant. Le Bluetooth 5.3 garantit une connexion multipoint stable, autorisant le passage instantané d'un appareil à un autre sans repasser par le menu d'appairage. Les commandes répondent de manière cohérente, évitant les déclenchements intempestifs observés sur certains concurrents.
Une fabrication premium et une certification IP54
Beyerdynamic soigne ses finitions avec une charnière usinée sur l'étui, des surfaces mates résistantes aux traces de doigts, et un logo discret gravé. La construction inspire la solidité, loin des plastiques bon marché qui caractérisent l'entrée de gamme. La certification IP54 protège contre la poussière et les éclaboussures, rendant les écouteurs utilisables sous une pluie légère ou lors d'entraînements transpirants. Cette résistance aux éléments correspond aux attentes d'un usage sportif régulier, sans toutefois atteindre le niveau d'étanchéité des modèles spécifiquement conçus pour la natation.
Une application complète avec égaliseur intégré
L'application compagnon offre plusieurs profils sonores préréglés et un égaliseur paramétrique pour ajuster manuellement les courbes de fréquence. Les utilisateurs peuvent enregistrer plusieurs configurations et basculer entre elles selon le contexte d'écoute. L'interface reste intuitive, avec des options de personnalisation des gestes tactiles présentées de façon claire. L'app gère également les mises à jour firmware, garantissant une évolution fonctionnelle du produit au fil du temps.
Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé
Un égaliseur qui transforme trop la signature d'origine
Les réglages de l'égaliseur intégré modifient de manière notable la signature sonore dès que l'on s'éloigne du profil neutre. Sur le firmware testé, certaines interventions dans les graves ou les aigus introduisent des déséquilibres qui altèrent la cohérence globale. Beyerdynamic propose une base acoustique soignée en sortie d'usine, mais les utilisateurs friands de personnalisation pourraient être frustrés par l'amplitude des changements induits. L'égaliseur fonctionne, mais il demande un réglage minutieux pour éviter de perdre la finesse initiale du rendu. Une future mise à jour firmware pourrait affiner ces comportements.
L'absence d'isolation inhérente au concept open-ear
Le format open-ear implique une absence totale de réduction active de bruit et une isolation passive quasi nulle. Les environnements bruyants (transports en commun bondés, bureaux open-space animés) laissent passer suffisamment de décibels parasites pour gêner l'écoute à volume modéré. Cette caractéristique constitue un choix assumé de conception, mais elle peut dérouter les acheteurs habitués aux intra-auriculaires étanches. La séparation instrumentale ne rivalise pas avec celle des modèles fermés haut de gamme, et les détails les plus subtils se perdent dans un contexte sonore chargé. Beyerdynamic cible clairement un usage outdoor et sportif où la conscience de l'environnement prime sur l'isolement.
Ce qu'on a moins aimé
L'absence de codecs haute résolution
Les Amiron 200 se limitent aux codecs SBC et AAC, excluant aptX, aptX HD ou LDAC de leur répertoire. Pour un produit positionné à 179 euros et portant la signature Beyerdynamic, cette omission surprend. Les audiophiles qui disposent d'une bibliothèque en haute résolution ou d'un lecteur compatible ne pourront pas exploiter pleinement leur chaîne source. Le codec AAC délivre une qualité correcte sur les appareils Apple, mais le SBC montre rapidement ses limites sur les fichiers complexes. Beyerdynamic justifie peut-être ce choix par la contrainte technique du format open-ear, mais la concurrence propose désormais des alternatives compatibles aptX sur des tarifs similaires.
Une fuite sonore perceptible en usage silencieux
La conception ouverte génère une fuite sonore légère qui devient audible pour les personnes situées à proximité immédiate lorsque le volume dépasse 70 % du maximum. Dans un environnement calme (bibliothèque, salle d'attente), cette fuite peut déranger l'entourage. Les utilisateurs soucieux de discrétion devront modérer leur niveau d'écoute ou réserver ces écouteurs aux contextes extérieurs où le bruit ambiant masque naturellement la diffusion latérale. Ce phénomène n'est pas propre aux Amiron 200, mais il mérite d'être signalé pour éviter toute déception.
Un tarif élevé face à la concurrence open-ear
À 179 euros, les Amiron 200 se placent dans le segment premium des écouteurs open-ear, sans pour autant constituer une aberration tarifaire. Beyerdynamic facture sa réputation et sa qualité de fabrication, mais des alternatives venues d'Asie proposent des caractéristiques proches (autonomie, Bluetooth 5.3, IP54) pour 30 à 50 euros de moins. La marque allemande justifie cet écart par ses finitions et sa signature sonore, mais les acheteurs sensibles au rapport qualité-prix hésiteront. Comparé à notre précédent test du Beyerdynamic Aventho 300, l'Amiron 200 affiche toutefois un meilleur équilibre entre prestations et tarif, ce qui atténue la sévérité du jugement.
Crache ton avis, Myrhdin
Les Amiron 200 marquent une entrée réussie de Beyerdynamic sur le marché de l'open-ear true wireless. Le confort longue durée, l'autonomie généreuse et la spatialisation naturelle constituent les atouts principaux d'un produit qui assume pleinement son parti pris ouvert. La fabrication premium et la certification IP54 rassurent sur la durabilité, tandis que l'application offre une personnalisation bienvenue.
L'absence de codecs haute résolution reste le principal reproche technique, d'autant que le positionnement tarifaire frôle les 180 euros. Les utilisateurs en quête d'isolation acoustique ou de séparation instrumentale pointue devront chercher ailleurs, mais ceux qui privilégient la conscience de leur environnement lors d'activités sportives ou de déplacements urbains trouveront ici une proposition cohérente.
Beyerdynamic démontre qu'il sait adapter son savoir-faire à ce format particulier, en conservant une signature équilibrée qui évite les excès. Les Amiron 200 méritent l'attention des technophiles sportifs prêts à investir dans un équipement fiable, même si la concurrence asiatique rend la décision moins évidente qu'il y a deux ans.
Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.
| Activités | concepteur de produits électroniques |
|---|---|
| Création |
1924 (Allemagne) |
| Pays d'origine | Allemagne |







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