Test - XGIMI Horizon 20 Max : projecteur 4K laser ultra-lumineux

Le XGIMI Horizon 20 Max affiche 5 700 ISO lumens et un triple laser RGB pour remplacer votre écran. Dolby Vision, VRR et 240 Hz en prime : de quoi séduire gamers et cinéphiles ?

Le marché des projecteurs « lifestyle » évolue à grande vitesse. Là où, il y a quelques années, ces appareils servaient surtout aux soirées en extérieur ou aux chambres d'enfants, ils prétendent aujourd'hui remplacer un téléviseur dans un salon. Le XGIMI Horizon 20 Max s'inscrit dans cette nouvelle génération de projecteurs ultra-lumineux capables d'afficher une image 4K en plein jour, tout en prenant en charge les formats HDR les plus exigeants et en offrant des fonctionnalités pensées pour le gaming.

Nous testons ce type de produits depuis peu sur notre portail hardware, dans une démarche d'exploration de nouvelles rubriques. Nous savons que ces appareils représentent un investissement conséquent et ne s'adressent pas à tout le monde, mais nous souhaitons partager nos découvertes avec vous et faire preuve de transparence : nous apprenons en même temps que vous.

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Après avoir testé récemment des projecteurs Dangbei, nous avons voulu voir si XGIMI, une marque reconnue dans l'univers des projecteurs lifestyle, parvenait à tenir ses promesses avec ce modèle haut de gamme affiché au prix public conseillé de 2 999 €. Ce tarif positionne le Horizon 20 Max comme un concurrent sérieux face aux téléviseurs premium et aux projecteurs home-cinéma d'entrée de gamme, avec un argument de poids : une source triple laser RGB annoncée à 5 700 ISO lumens, des capacités de jeu avancées et une flexibilité d'installation pensée pour les salons modernes.

Ce qu'on a aimé

Une luminosité exploitable en pièce lumineuse

Le XGIMI Horizon 20 Max s'appuie sur une source triple laser RGB qui génère chacune des trois couleurs primaires de manière indépendante, sans recourir à une roue chromatique ou à des filtres. Cette technologie permet non seulement d'obtenir des couleurs plus saturées et plus justes, mais surtout une luminosité très élevée. XGIMI annonce 5 700 ISO lumens, et si ce chiffre correspond au mode « High Power » peu exploitable au quotidien (teinte verdâtre, ventilation bruyante), nous avons mesuré environ 3 200 à 3 700 ANSI lumens en mode HDR Movie calibré, selon les réglages et l'activation ou non du « Luminance Boost ».

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Ces niveaux de luminosité permettent une utilisation confortable en journée, même dans un salon disposant de fenêtres, à condition de fermer partiellement les volets ou de tirer des rideaux légers. Sur des diagonales raisonnables (entre 100 et 150 pouces), l'image reste lumineuse et contrastée, ce qui en fait un véritable remplaçant de téléviseur pour les utilisateurs cherchant une grande image sans multiplier les compromis. La longévité annoncée de la source laser est de 20 000 heures, ce qui représente environ dix ans d'utilisation à raison de cinq heures par jour. Nous avons constaté que l'image conservait son éclat même après plusieurs heures de visionnage, sans dégradation visible de la température de couleur ou du rendu chromatique.

Des couleurs riches et une fidélité chromatique remarquable

La couverture colorimétrique du Horizon 20 Max atteint environ 93 à 97 % de l'espace BT.2020 dans nos mesures. Cette couverture très large permet d'afficher des teintes saturées et vibrantes, particulièrement visibles dans les contenus HDR et les jeux vidéo modernes. Nous avons relevé des valeurs de Delta E inférieures à 1 (souvent autour de 0,85) sans calibration poussée, ce qui signifie que les couleurs affichées sont extrêmement proches de la référence théorique. En pratique, cela se traduit par des rouges, des verts et des bleus fidèles, sans dérive notable vers une teinte dominante. Nous avons apprécié la justesse des tons chair dans les films et séries, ainsi que la saturation maîtrisée dans les scènes colorées, comme les environnements de science-fiction ou d'animation.

Le projecteur intègre également un traitement AIPQ (AI Picture Quality) qui booste les hautes lumières et assombrit légèrement les midtones pour renforcer le contraste perçu, ainsi qu'un moteur AISR (AI Super Resolution) pour l'upscaling des contenus 1080p. Ces traitements apportent un gain visible en termes de profondeur et de détail, sans tomber dans l'over-sharpening que l'on reproche parfois aux traitements d'image trop agressifs. Nous avons pu prévisualiser l'effet en temps réel via une comparaison côte à côte ou une fenêtre mobile, ce qui facilite le réglage selon les préférences personnelles.

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Un HDR complet avec Dolby Vision et HDR10+

Le Horizon 20 Max prend en charge tous les formats HDR actuels : HDR10, HDR10+, HLG, Dolby Vision et IMAX Enhanced. Cette compatibilité étendue est encore rare dans l'univers des projecteurs home-cinéma traditionnels, et constitue un atout notable pour les utilisateurs de services de streaming comme Netflix, Disney+ ou Apple TV+, qui diffusent de plus en plus de contenus en Dolby Vision. Le projecteur intègre un tone-mapping dynamique qui ajuste image par image la répartition des luminances pour préserver les détails dans les hautes lumières tout en maintenant des ombres lisibles. Ce tone-mapping offre des résultats convaincants pour un appareil de cette gamme. Nous avons constaté que les highlights « pop » sans brûler les détails, et que les transitions entre zones claires et sombres restent naturelles.

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Le Horizon 20 Max propose aussi un mode MEMC (Motion Estimation, Motion Compensation) réglable sur plusieurs niveaux, qui améliore la fluidité des mouvements rapides. Ce traitement est particulièrement utile pour le sport et les contenus d'action, même si les puristes préféreront le désactiver pour conserver le rendu cinéma natif. Nous avons testé plusieurs films HDR, dont des scènes très contrastées, et le Horizon 20 Max a su préserver un bon équilibre entre luminosité et détails dans les ombres, même si le contraste natif de la puce DLP reste une limite (nous y reviendrons).

Une flexibilité d'installation des plus simples

L'un des points forts du Horizon 20 Max réside dans sa souplesse de placement. Le projecteur est équipé d'un lens shift motorisé offrant un débattement de ±120 % en vertical et ±45 % en horizontal, ce qui permet de repositionner l'image sans déplacer physiquement l'appareil et sans perte de netteté puisque le décalage est entièrement optique. Cette amplitude est parmi les plus généreuses du marché des projecteurs lifestyle et facilite grandement l'installation dans des configurations variées (posé sur un meuble bas, une étagère haute, fixé au plafond).

Le projecteur dispose d'un zoom optique avec un ratio de 1,2 à 1,5:1, ce qui autorise une image de 100 pouces à environ 2,7 mètres de distance ou de 150 pouces à environ 4 mètres. Le pied intégré, de type « gimbal », peut pivoter sur 360 degrés et s'incliner jusqu'à 135 degrés, offrant ainsi une grande liberté pour viser un écran ou un mur, voire le plafond. XGIMI inclut un système ISA 5.0 (Intelligent Screen Adaptation) qui regroupe plusieurs automatismes : autofocus, auto-keystone (correction trapézoïdale automatique), détection d'obstacles (pour éviter de projeter sur un meuble ou une personne), alignement d'écran, compensation de la couleur du mur et protection des yeux (le laser se met en veille si quelqu'un passe devant).

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Des performances gaming convaincantes avec VRR et latence faible

Le Horizon 20 Max a été pensé pour séduire les joueurs. Il prend en charge le VRR (Variable Refresh Rate) et l'ALLM (Auto Low Latency Mode), deux technologies essentielles pour une expérience de jeu fluide. Le projecteur accepte des signaux jusqu'à 4K à 60 Hz ou 1080p à 240 Hz, ce qui couvre les besoins de la PlayStation 5, de la Xbox Series X et des PC gaming.

Concernant la latence, XGIMI annonce 1 ms en 1080p/240 Hz et 3 ms en 4K/60 Hz, mais ces chiffres méritent une précision : la puce DLP utilisée rafraîchit l'image de haut en bas (mode « rolling »), ce qui signifie que la latence mesurée en haut de l'écran est effectivement de 3 ms environ en 4K/60, mais peut atteindre 18 ms en bas de l'écran.

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Malgré cette nuance technique, l'expérience de jeu reste excellente, et nous avons constaté une réactivité comparable à celle d'un moniteur gaming d'entrée de gamme. Nous avons testé Battlefield 6, Street Fighter 6 et Borderlands en 1080p à 120 Hz, et les mouvements sont fluides, sans tearing ni saccades perceptibles.

L'appareil propose aussi des modes image spécifiques au gaming (FPS, RTS, RPG) ainsi que des outils comme le Black Equalizer (qui éclaircit les zones sombres pour mieux voir les ennemis cachés) et un réticule virtuel. Ces fonctionnalités, courantes sur les moniteurs gaming, trouvent ici une application pertinente pour les joueurs souhaitant un avantage compétitif sur grand écran. Le VRR fonctionne correctement avec la PlayStation 5 et la Xbox Series X dans nos tests.

Un système Google TV fluide et complet

Le Horizon 20 Max tourne sous Google TV (basé sur Android TV 14), propulsé par un SoC MediaTek MT9679 couplé à 4 Go de RAM et 128 Go de stockage. Cette configuration garantit une interface rapide et réactive, sans ralentissements ni bugs majeurs à l'usage. Les applications de streaming (Netflix, Prime Video, Disney+, YouTube) sont préinstallées et licenciées, ce qui signifie que vous pouvez accéder directement aux contenus 4K et HDR sans passer par un boîtier externe.

Le Play Store permet de télécharger d'autres applications, y compris un navigateur web si besoin. Le projecteur supporte Google Cast pour diffuser du contenu depuis un smartphone ou une tablette, ainsi que l'Assistant Google pour le contrôle vocal via la télécommande. Nous avons apprécié la fluidité du zapping et du scrubbing dans les vidéos, ainsi que la rapidité de détection et de connexion des sources HDMI. Le système propose également un mode Fast Boot qui réduit le temps de démarrage à quelques secondes.

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La télécommande fournie est élégante, avec un dos en métal brossé et une ergonomie agréable. Elle intègre un rétro-éclairage partiel (les touches principales sont éclairées, pas toutes), ce qui facilite l'utilisation dans le noir. On y trouve des raccourcis directs vers YouTube, Netflix et Prime Video, ainsi qu'un bouton personnalisable pour accéder rapidement à une application ou une fonction de son choix. Un bouton dédié à l'autofocus permet de réajuster la netteté en un clic, sans passer par les menus.

Une connectique complète et moderne

Le Horizon 20 Max embarque deux ports HDMI 2.1 (avec eARC sur le port HDMI 1), deux ports USB (un 3.0 et un 2.0), une sortie optique numérique, un jack 3,5 mm et, pour le sans-fil, le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.2. Cette connectique couvre tous les besoins : consoles de jeu, lecteurs Blu-ray, box TV, disques durs externes, barres de son ou systèmes home-cinéma. Le support de l'eARC permet de renvoyer le son Dolby Atmos ou DTS:X vers une barre de son ou un amplificateur compatible, ce qui est un plus non négligeable pour les utilisateurs disposant d'un système audio externe.

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Le Wi-Fi 6 assure une bande passante suffisante pour le streaming 4K sans saccades, et le Bluetooth 5.2 permet de connecter un casque sans fil pour une écoute nocturne sans déranger l'entourage. Nous avons constaté que la connexion HDMI est très rapide (quelques secondes pour détecter la source), et que l'ALLM fonctionne correctement avec les consoles modernes.

Un point d'attention : l'alimentation du projecteur se fait via un bloc secteur externe assez volumineux (environ 1 kg), avec un câble segmenté qui peut être un peu encombrant si le projecteur est installé en hauteur ou au plafond. Le câble d'alimentation se branche sur le pied du projecteur, ce qui oblige à faire passer le câble par ce point.

Un système audio Harman Kardon correct pour un usage sans enceintes externes

Le Horizon 20 Max intègre un système audio signé Harman Kardon, composé de deux haut-parleurs délivrant 24 W au total (2 × 12 W), logés dans une chambre acoustique de 630 cm³ censée améliorer la résonance et la profondeur des basses. Le projecteur propose plusieurs modes sonores : Standard, Movie, Sports, Game, User et DTS:VX, ainsi qu'un mode « Surround » qui tente d'élargir la scène sonore.

Si l'on ne s'attend évidemment pas à des miracles avec des haut-parleurs intégrés, nous avons été agréablement surpris par le volume maximal et la clarté des dialogues. Le système est suffisant pour remplir une pièce de taille moyenne (15 à 20 m²) sans distorsion audible, et les basses sont présentes, même si elles manquent de profondeur pour les contenus d'action ou les concerts. Le mode « Theater » offre un bon équilibre entre clarté et graves, et le mode « Surround » apporte un léger effet spatial perceptible.

Pour un usage quotidien en famille ou entre amis, sans exigence audiophile, ce système convient. Pour une expérience home-cinéma complète, il reste toutefois préférable de connecter une barre de son ou un système 5.1 via eARC ou la sortie optique.

Une consommation électrique raisonnable et un fonctionnement silencieux

Malgré sa forte luminosité, le Horizon 20 Max affiche une consommation électrique maîtrisée. Nous avons mesuré environ 130 W pour un niveau de luminosité moyen (niveau 5, soit environ 3 000 ANSI lumens sur 120 pouces), et jusqu'à 195 W au maximum (niveau 10 avec boost, environ 4 500–4 700 lumens sur 180–200 pouces). Rapporté à la taille d'image projetée, ce rendement est efficace, autour de 19 à 20 lumens par watt dans les modes optimisés. Le projecteur reste donc raisonnablement économe comparé à des modèles à lampe traditionnelle ou à certains vidéoprojecteurs à laser moins efficients.

Côté acoustique, le Horizon 20 Max est très discret : nous avons relevé environ 30 dB en usage standard (niveaux 1 à 10), avec une ventilation régulière et peu intrusive qui s'efface dès qu'un contenu audio est lancé. Même en mode luminosité maximale, le bruit reste contenu autour de 34 dB, ce qui en fait l'un des projecteurs les plus silencieux de sa catégorie. Seul le mode « High Power » (peu recommandé) fait grimper le bruit à environ 65 dB, devenant alors gênant. Dans un salon ou une pièce de vie, le projecteur se fait oublier, ce qui est un atout majeur pour une utilisation quotidienne.

Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé

Un contraste perfectible en environnement sombre

Le Horizon 20 Max repose sur une puce DLP 0,47 pouce avec pixel-shifting pour atteindre la résolution 4K. Cette technologie DLP est reconnue pour sa netteté et sa fiabilité, mais elle présente une limite structurelle : le contraste natif reste modeste. Nous avons mesuré environ 1 320 à 1 500:1 en contraste natif, ce qui est dans la norme pour une puce DLP de cette génération, mais bien en deçà des projecteurs à technologie 3LCD ou SXRD haut de gamme, et encore plus loin des performances des vidéoprojecteurs à lampe UHP ou Laser Phosphore optimisés pour une salle dédiée.

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En pratique, cela signifie que les noirs tirent légèrement vers le gris dans une pièce totalement obscure, et que le contraste perçu dépend fortement de la lumière ambiante résiduelle et de la réflectivité du mur ou de l'écran. XGIMI intègre un système appelé DBLE (Dynamic Black Level Enhancement) qui ajuste la puissance du laser en temps réel selon le contenu de l'image pour renforcer le contraste dynamique. Activé, ce système peut pousser les mesures de contraste jusqu'à environ 20 000:1 dans certaines conditions de mesure. Toutefois, ce contraste « dynamique » n'est pas constant : il dépend de la scène affichée. Nous avons également observé qu'avec le DBLE activé, on constate parfois une légère dérive colorimétrique (noirs tirant vers le bleu) et que ce système n'est pas actif avec les contenus Dolby Vision dans la version firmware testée.

Nous avons apprécié l'amélioration du contraste perçu dans les scènes sombres avec DBLE, mais nous avons aussi noté que certains contenus HDR présentent une luminosité parfois trop agressive, avec des highlights qui peuvent « brûler » légèrement les détails (notamment sur l'interface PS5 avant mise à jour firmware). Bref, le Horizon 20 Max se défend bien en usage mixte (films, jeux, sport en journée), mais ne rivalise pas avec un projecteur home-cinéma dédié pour salle obscure.

Le mode High Power peu exploitable au quotidien

XGIMI communique sur une luminosité maximale de 5 700 ISO lumens, ce qui classerait le Horizon 20 Max parmi les projecteurs lifestyle les plus lumineux du marché. En réalité, cette valeur n'est atteignable qu'en activant le mode « High Power », qui présente deux inconvénients majeurs : une teinte verte prononcée qui rend l'image peu naturelle, et un niveau sonore de ventilation très élevé (environ 64 dB), comparable à celui d'un sèche-cheveux en fonctionnement. Ce mode est manifestement conçu pour la démonstration en magasin ou les mesures en laboratoire, mais ne convient pas à un visionnage prolongé.

En usage réel, les modes Movie ou Standard calibrés délivrent entre 3 000 et 3 700 ANSI lumens, ce qui reste excellent et largement suffisant pour une pièce lumineuse, mais il est important de garder en tête que le chiffre marketing de 5 700 lumens ne correspond pas à une utilisation quotidienne.

Nous aurions préféré que XGIMI communique de manière plus transparente sur les niveaux de luminosité exploitables, même si cette pratique est courante dans l'industrie. Pour un usage en journée dans un salon bien éclairé, nous recommandons de fermer partiellement les volets ou de tirer des rideaux légers pour obtenir une image confortable et contrastée.

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Des automatismes désactivés en mode lens shift

Le Horizon 20 Max propose une panoplie d'aides à l'installation regroupées sous l'appellation ISA 5.0 : autofocus, auto-keystone, détection d'obstacles, alignement d'écran, compensation de la couleur du mur et protection des yeux. Ces fonctions sont très pratiques pour un usage occasionnel ou nomade, car elles permettent d'installer le projecteur en quelques secondes sans réglage manuel. En revanche, dès que le lens shift motorisé est activé, la majorité de ces automatismes sont désactivés.

Cette limitation technique oblige l'utilisateur à choisir entre une installation rapide avec correction numérique (au prix d'une légère perte de netteté et d'artefacts potentiels) ou une installation précise avec lens shift optique (nécessitant un réglage manuel de la mise au point et de la géométrie). Pour une installation fixe dans un salon, le lens shift est clairement la solution la plus qualitative, mais nous aurions apprécié que XGIMI maintienne au moins l'autofocus et la protection des yeux en mode lens shift. Cette limitation n'est pas rédhibitoire, mais elle peut dérouter les utilisateurs habitués à la simplicité d'usage promise par les projecteurs lifestyle.

L'absence de 4K à 120 Hz pour les consoles next-gen

Le Horizon 20 Max prend en charge la 4K à 60 Hz et la 1080p jusqu'à 240 Hz, ce qui couvre la majorité des usages gaming. Toutefois, il ne propose pas le 4K à 120 Hz, un format de plus en plus répandu sur les jeux optimisés pour PlayStation 5 et Xbox Series X. Cette limitation ne gênera pas les joueurs occasionnels ou ceux privilégiant les jeux compétitifs en 1080p/240 Hz, mais elle pourrait frustrer les possesseurs de consoles next-gen qui souhaitent profiter pleinement des titres proposant un mode Performance 4K/120 fps.

À ce tarif (2 999 €), on aurait pu espérer cette prise en charge, d'autant que certains téléviseurs et moniteurs gaming de milieu de gamme l'intègrent déjà. Il s'agit probablement d'une limite du contrôleur DLP utilisé, mais cela reste un point de vigilance pour les gamers exigeants.

Le 3D avec des résultats variables

Le Horizon 20 Max propose la prise en charge du 3D actif (lunettes à obturateur), ce qui est devenu rare dans l'univers des projecteurs grand public. Nous avons constaté une bonne séparation des canaux et une luminosité suffisante grâce à la puissance du triple laser, ce qui permet d'obtenir une image 3D lumineuse même sur de grandes diagonales.

En revanche, nous avons rencontré des problèmes de synchronisation avec le format frame-packing 3D, se traduisant par une réduction de la profondeur et une fatigue visuelle lors de visionnages prolongés. Le format side-by-side (SBS) semble fonctionner correctement. Nous n'avons pas pu tester exhaustivement cette fonctionnalité, mais il est utile de savoir que le 3D est présent, même si son usage reste marginal aujourd'hui. Les amateurs de Blu-ray 3D ou de jeux compatibles apprécieront cette option, à condition de disposer de lunettes actives compatibles.

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Une télécommande pas totalement rétro-éclairée

La télécommande fournie avec le Horizon 20 Max est bien conçue, avec une finition en métal brossé et une ergonomie agréable. Elle intègre un rétro-éclairage, mais celui-ci n'éclaire pas toutes les touches. Les boutons principaux (navigation, volume, home) sont rétro-éclairés, mais pas les raccourcis vers les services de streaming (YouTube, Netflix, Prime Video) ni le bouton personnalisable. Dans une pièce totalement obscure, il peut être difficile de repérer ces touches à tâtons. Ce n'est pas rédhibitoire, mais c'est un détail qui aurait pu être peaufiné à ce niveau de gamme.

Nous avons également constaté que le bouton « Shortcut » n'est pas reconfigurable sur notre unité et sert de touche Mute, ce qui limite la personnalisation. Enfin, les touches des services SVOD sont très petites, ce qui peut gêner les utilisateurs aux doigts larges.

Ce que l'on a moins aimé

Un contraste natif limité

Nous l'avons évoqué plus haut : le contraste natif du Horizon 20 Max oscille entre 1 340 et 1 520:1 dans nos mesures, ce qui est correct pour un projecteur DLP 0,47 pouce, mais reste en retrait par rapport aux attentes d'un usage home-cinéma pur en salle obscure. Les utilisateurs habitués à des projecteurs à lampe UHP avec contraste natif de 3 000:1 ou plus, ou à des modèles SXRD/3LCD haut de gamme, percevront une différence notable dans les scènes sombres. Le système DBLE améliore le contraste perçu en ajustant la puissance du laser, mais cet ajustement dynamique n'est pas exempt de défauts.

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Nous avons observé une altération du point blanc (dérive colorimétrique) lorsque le DBLE est activé, avec des noirs qui tirent légèrement vers le bleu. De plus, le DBLE est inactif avec les contenus Dolby Vision dans la version firmware testée, ce qui prive justement les films HDR les plus exigeants de cette amélioration de contraste. XGIMI pourrait corriger ce point via une mise à jour firmware, mais au moment de nos tests, c'est une limitation à prendre en compte.

Enfin, le DBLE augmente paradoxalement la consommation électrique et la luminosité mesurée dans certaines scènes, ce qui va à l'encontre de l'effet recherché (assombrir les noirs). Bref, le contraste reste le talon d'Achille de ce projecteur, et nous le recommandons davantage pour une pièce de vie lumineuse que pour une cave aménagée en home-cinéma.

Des bugs logiciels et des limitations firmware à corriger

Nous avons identifié une série de bugs logiciels qui, sans être bloquants, dégradent l'expérience utilisateur.

Parmi les plus fréquents :

  • le laser qui se réinitialise automatiquement au niveau 10 à chaque détection d'un signal HDR ou Dolby Vision, obligeant l'utilisateur à redescendre manuellement la luminosité ;
  • le choix de gamut verrouillé en mode « Native » lorsque le contenu HDR est détecté, sans possibilité de forcer un autre espace colorimétrique ;
  • les menus de balance des blancs (2 points et 11 points) qui disparaissent si le mode AIPQ est activé, rendant impossible toute calibration avancée avec ce traitement d'image ;
  • le port HDMI 2 qui peut réinitialiser certaines corrections (trapèze, zoom numérique) lors de la connexion d'une nouvelle source ;
  • le mode Filmmaker Auto Switch qui semble inopérant ;
  • et l'option Adaptive Luma Control qui reste grisée et non accessible.

De plus, le projecteur ne propose pas de vrai mode 24p en 4K avec pixel-shifting actif : l'image est convertie en 60 Hz, ce qui peut générer du judder. Il est possible de contourner ce problème en désactivant le pixel-shifting (XPR), mais cela revient à renoncer à la résolution 4K. Le mode MEMC en « Low » permet de lisser ce judder sans trop d'effet soap-opera, mais les puristes regretteront l'absence d'un vrai 24p natif. XGIMI a déjà publié plusieurs mises à jour firmware depuis le lancement, et nous espérons que ces points seront corrigés dans les prochaines versions.

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Un bloc d'alimentation externe volumineux

Le Horizon 20 Max s'alimente via un bloc secteur externe pesant environ 1 kg, avec un câble segmenté (environ 1 mètre jusqu'au bloc, puis 1 mètre depuis le bloc). Cette configuration n'est pas idéale pour une installation en hauteur ou au plafond, car elle nécessite de trouver un emplacement pour le bloc et de gérer deux segments de câble. De plus, le câble d'alimentation se branche sur le pied orientable du projecteur, ce qui implique que toute rotation ou inclinaison du pied peut solliciter mécaniquement le connecteur.

Nous aurions préféré une alimentation intégrée ou, à défaut, un connecteur d'alimentation situé sur le corps principal du projecteur. Ce détail peut paraître mineur, mais il complique l'installation et limite les options de placement pour certains utilisateurs. Le bloc lui-même est assez massif et peu discret, ce qui n'est pas idéal dans un salon épuré.

Un prix élevé qui ne conviendra pas à tous les budgets

Avec un tarif public conseillé de 2 999 €, le XGIMI Horizon 20 Max se positionne dans le haut de gamme des projecteurs lifestyle. Ce prix le place en concurrence directe avec des téléviseurs OLED de 65 pouces ou des projecteurs home-cinéma d'entrée de gamme à lampe traditionnelle.

Pour un public familial ou un premier achat dans l'univers de la projection, cet investissement peut sembler élevé, surtout si l'on ajoute le coût d'un écran de qualité (recommandé pour tirer le meilleur parti de l'appareil) ou d'une barre de son externe.

XGIMI propose des versions moins onéreuses dans la gamme Horizon 20 (le modèle standard à 1 700 € et le Pro à 2 100 €), qui offrent des performances très honorables pour un usage principalement nocturne ou en pièce assombrie.

Le Max se justifie surtout pour les utilisateurs exigeants qui souhaitent profiter d'une image lumineuse en journée, d'une couverture colorimétrique étendue et d'une flexibilité d'installation maximale. Il s'adresse clairement à un public privilégié ou à des cas d'usage spécifiques (grande pièce lumineuse, usage polyvalent films/jeux/sport, remplacement de téléviseur). Si votre utilisation se limite principalement à des séances ciné en soirée, les modèles Horizon 20 ou 20 Pro pourraient suffire et vous faire économiser plusieurs centaines d'euros.

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Crache ton projo, Myrhdin

Le XGIMI Horizon 20 Max est un projecteur lifestyle impressionnant qui repousse les limites de cette catégorie. Sa luminosité exploitable en usage réel (3 000 à 3 700 ANSI lumens), son triple laser RGB offrant des couleurs riches et fidèles, sa compatibilité HDR complète (Dolby Vision, HDR10+) et sa flexibilité d'installation (lens shift ±120%/±45%, zoom optique, pied orientable 360°) en font un candidat sérieux pour remplacer un téléviseur dans un salon moderne. Les gamers apprécieront le VRR, l'ALLM et la latence très faible (jusqu'à 240 Hz en 1080p), ainsi que les modes image dédiés et les outils comme le Black Equalizer. L'interface Google TV est fluide et complète, la connectique est moderne (HDMI 2.1 eARC, Wi-Fi 6, Bluetooth 5.2), et le système audio Harman Kardon 24 W est suffisant pour un usage sans enceintes externes. Le projecteur est également silencieux et économe en énergie pour sa catégorie.

Toutefois, le Horizon 20 Max n'est pas exempt de défauts. Le contraste natif reste modeste (1 340–1 520:1), et si le système DBLE améliore le contraste perçu, il n'est pas actif en Dolby Vision et peut introduire une dérive colorimétrique. Le mode High Power (5 700 ISO lumens) est peu exploitable au quotidien en raison de sa teinte verdâtre et de son bruit élevé, ce qui pose la question de la communication marketing de XGIMI. L'absence de 4K à 120 Hz pourrait frustrer les possesseurs de consoles next-gen, et plusieurs bugs logiciels (réinitialisation du laser en HDR, menus de calibration masqués avec AIPQ, absence de 24p natif en 4K) nécessitent des correctifs firmware. Le bloc d'alimentation externe est volumineux et peu pratique, et le prix de 2 999 € réservera ce projecteur à un public averti et financièrement à l'aise.

En résumé, le XGIMI Horizon 20 Max est un excellent projecteur lifestyle pour un usage polyvalent en pièce lumineuse (films, jeux, sport en journée), mais il ne remplacera pas un projecteur home-cinéma dédié en salle obscure. Si vous cherchez une grande image (100 à 150 pouces) dans un salon sans multiplier les compromis, et que votre budget le permet, le Horizon 20 Max mérite votre attention. Si vous regardez principalement le soir ou que le budget est serré, les versions Horizon 20 ou 20 Pro constituent des alternatives plus abordables et presque aussi convaincantes.

Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.

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