Test - The Challenger, la manette qui va à l'essentiel sans le superflu

La Drakong Challenger mise sur des sticks Hall Effect, deux boutons arrière et un tarif contenu. Une manette filaire pour Xbox et PC, sérieuse en jeu, avec quelques concessions bien identifiées au final.

Avec la Drakong Challenger, nous sommes face à une manette filaire pensée pour Xbox Series, Xbox One et PC, qui essaie de cocher les bonnes cases sans se prendre pour un modèle premium.

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La promesse est simple, des sticks Hall Effect, des gâchettes Hall Effect, deux boutons arrière remappables, une prise jack 3,5 mm et un tarif qui gravite autour de €34.99. Sur le papier, cela suffit déjà à attirer l'œil des joueurs qui veulent éviter les soucis de drift, ou simplement remplacer une manette fatiguée sans grimper trop vite dans les tarifs.

En pratique, nous avons surtout trouvé ici un périphérique cohérent, bien équipé pour son prix, et plus sérieux que ce que son positionnement très accessible pouvait laisser craindre.

Ce que nous avons aimé

Les sticks et les gâchettes Hall Effect

Le principal argument de la Drakong Challenger reste son équipement technique. Voir des sticks Hall Effect et des gâchettes Hall Effect à ce niveau de prix a quelque chose de franchement appréciable, surtout quand cette technologie est censée limiter les problèmes d'usure liés au drift. En jeu, nous avons trouvé les sticks fluides, globalement précis et agréables à manipuler.

TheChallengerPressAssets XBXChallenger BlackV2 SOB

Les gâchettes, de leur côté, offrent une course propre, assez souple, silencieuse, avec un comportement convaincant dans les jeux de course et dans tous les titres où le dosage compte un minimum. Ce n'est pas la fiche technique la plus chargée du marché, mais sur les éléments qui comptent immédiatement en main, la Challenger évite le gadget et choisit des composants utiles.

TheChallengerPressAssets XBXChallenger BlackV2 Trigger

La prise en main, les boutons arrière et les détails utiles

La bonne surprise vient aussi du châssis. La forme générale tombe bien dans les mains, les poignées sont confortables, et l'ensemble donne rapidement le sentiment d'une manette pensée pour jouer plusieurs heures sans devenir agaçante.

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Les boutons ABXY font le travail, les bumpers profitent d'une texture bienvenue, et les deux boutons arrière, faciles à atteindre sans gymnastique des doigts, apportent ce petit supplément de souplesse qui manque souvent aux modèles d'entrée de gamme.

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Nous avons aussi apprécié des détails plus terre à terre, mais bien réels, le port jack 3,5 mm, pratique sur console, et le câble USB-C, suffisamment long pour ne pas donner l'impression d'être planté trop près de l'écran.

Le tarif contenu et le sentiment d'un achat réfléchi

La Drakong Challenger se place très bien par rapport à la compétition sous la barre des 50 euros. Elle ne cherche pas à singer une manette ultra haut de gamme, elle se contente d'aligner des fonctions utiles, un confort crédible et une base technique moderne. C'est précisément ce qui la rend intéressante.

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Nous avons déjà vu bien pire à bien plus cher, et ce simple constat suffit à la remettre à sa place, celle d'un modèle qui sait où il va. Sur ce segment, une manette n'a pas besoin d'en faire trop, elle doit d'abord éviter les grosses fautes, proposer un comportement sain et ne pas donner l'impression d'avoir économisé sur tout. Ici, l'équilibre général tient plutôt bien.

Ce qu'on est pas sûrs d'avoir aimé

La précision en FPS et le ressenti en visée fine

Le sujet demande un peu de nuance : ce n'est pas un GROS problème de notre côté. Oui, certains joueurs très sensibles à la visée analogique dans leurs FPS favoris pourraient discuter la finesse du centre, surtout s'ils traquent le moindre flottement ou la moindre zone un peu molle, mais à l'usage, nous ne sommes pas tombés sur un défaut assez net pour transformer cela en vraie critique.

Et puis, soyons honnêtes, un FPS, cela se joue au clavier et à la souris, ce que tout bon gros snob de Counter-Strike qui teste du matériel se fera toujours un plaisir de rappeler au reste du monde.

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Les vibrations que nous tolérons mieux que d'autres

Nous sommes rarement de grands amateurs de vibrations dans les jeux, ce qui change forcément la lecture du sujet. En l'état, nous n'avons rien eu de particulier à redire sur celles de la Drakong Challenger, elles font le travail sans provoquer d'agacement ni d'effet boîte de conserve dans les poignées. Cela dit, il faut garder une réserve simple, des joueurs plus attachés à la présence et à la richesse du retour haptique pourraient rester sur leur faim. Ce n'est pas un point qui nous a freiné, mais nous comprenons parfaitement qu'il puisse compter davantage chez d'autres profils.

La croix directionnelle sans drame ni révélation

La croix directionnelle entre elle aussi dans la catégorie des points à nuancer. Nous n'avons pas été choqués outre mesure. Ce n'est pas un D-Pad qui cherche à entrer au musée, ni un modèle qui donne envie de disserter sur la pureté de ses diagonales pendant trois paragraphes. En revanche, pour la navigation dans les menus, les déplacements en jeu 2D et notre énième run de Final Fantasy VI, elle a très bien fait le travail. Ceux qui veulent une référence absolue dans l'exécution chirurgicale trouveront sans doute matière à chipoter, mais nous n'avons pas eu de mauvaise surprise concrète à remonter.

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Ce que nous avons moins aimé

Le filaire imposé et les raffinements absents

La Drakong Challenger reste une manette filaire, et elle le rappelle vite. Selon l'usage, cela peut être un non-sujet, ou une limite immédiate.

Nous aurions aussi aimé voir quelques raffinements supplémentaires, notamment des trigger locks, qui auraient renforcé son intérêt pour certains usages plus nerveux.

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Il faut également accepter un équipement qui reste mesuré, sans accumulation de fonctions annexes ni grandes possibilités de personnalisation avancée.

L'essentiel est là, mais tout ce qui relève du confort de luxe ou du réglage plus poussé est laissé de côté.

Les finitions qui rappellent parfois le prix

Si l'ensemble est sérieux, tout n'a pas le même niveau de finition.

Les capuchons de sticks, par exemple, peuvent paraître un peu plus quelconques que le reste, avec un toucher moins flatteur que ce que la bonne surprise générale de la manette laissait espérer. Certaines textures donnent aussi un sentiment un peu moins généreux au dos de la manette.

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Rien de rédhibitoire, rien de honteux non plus, surtout à ce tarif, mais on sent par moments où les économies ont été faites. Là encore, nous restons relativement compréhensifs, précisément parce que le marché nous a déjà servi des produits plus chers et nettement moins convaincants.

La latence à 14 ms, étonnante pour du filaire

La mesure qui nous a le plus intrigués reste cette latence d'environ 14 ms relevée sur PC.

Nous préférons être clairs, ce n'est pas énorme, et cela ne transforme pas la Drakon Challenger en enclume numérique.

En jeu, rien de suffisamment lourd pour parler d'un vrai problème. En revanche, pour une manette filaire, nous sommes en droit d'espérer un chiffre un peu plus flatteur. C'est quand même plus du double d'une manette Xbox de base que vous avez vraisemblablement tous dans un coin de votre bureau, et près de 4 fois les résultats d'une manette premium comme la Scuf Omega ou la Razer Wolverine v3 Pro

Le point mérite d'autant plus d'être nuancé que la manette est avant tout conçue pour Xbox, où son fonctionnement est logiquement annoncé jusqu'à 250 Hz sur Series X|S et Xbox One (c'est la limite de la console). Cela n'efface pas totalement la surprise, mais cela évite aussi de surinterpréter une mesure isolée.

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Crache ton challenger, Myrhdin

La Drakong Challenger est une bonne manette filaire, bien pensée pour son prix, bien équipée sur l'essentiel, et suffisamment sérieuse pour mériter qu'on s'y attarde.

Nous avons apprécié son confort, ses sticks Hall Effect, ses gâchettes Hall Effect, ses boutons arrière et son positionnement tarifaire raisonnable.

Nous aurions aimé un peu plus de soin sur certains détails, une latence plus flatteuse sur le papier, et quelques raffinements supplémentaires pour arrondir les angles.

En l'état, nous la voyons surtout comme un choix cohérent pour qui veut rester dans un budget contenu sans tomber sur un produit au rabais.

Et puisque l'idée nous trotte en tête depuis un moment, notre mission numéro 1 à l'IFA sera d'aller rencontrer GameSir, histoire de pouvoir vous proposer un test de leur fameuse manette dans la foulée.

Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.

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