Test - 8BitDo Retro 87 Xbox, du style, du clic et un numpad Retro 18
Clavier mécanique au look Xbox translucide, le 8BitDo Retro 87 vise autant le gaming PC que la frappe au long cours, avec macros et triple connexion. Son Retro 18 ajoute un vrai pavé numérique, autonome.
Le 8Bitdo Retro 87 Mechanical Keyboard en édition Xbox est un clavier mécanique TKL (sans pavé numérique) qui mise d’abord sur une identité visuelle très marquée, celle de la Xbox Transparent Green de 2001, puis sur une fiche technique étonnamment complète pour un périphérique officiellement licencié. Nous l’avons utilisé au quotidien pour écrire, jouer, et alterner entre plusieurs machines, et l’approche est claire : un clavier de bureau polyvalent, au toucher mécanique affirmé, avec des options modernes comme le hot-swap, le N-key rollover et une configuration logicielle orientée macros. La nouveauté la plus utile autour de ce clavier reste le Retro 18, un pavé numérique séparé pensé pour compléter proprement un format 87 touches.
Ce qu’on a aimé
Le design et la fabrication
Le Retro 87 réussit son hommage Xbox sans tomber dans le gadget fragile. La coque translucide verte a ce rendu “plastique Y2K” assumé, et l’ensemble fait sérieux en main, avec une sensation de produit dense plutôt qu’un boîtier creux. Nous avons particulièrement apprécié les détails, comme le câble USB-C vert, les touches directionnelles colorées façon ABXY, et la présence d’un bouton Xbox dédié qui appelle la Game Bar sous Windows. Même sans être un référence esport premium, le clavier donne une impression robuste, avec une présentation et des accessoires qui respirent l’objet de collection utilisable au quotidien.
La frappe et les switches Kailh Jellyfish X
La sensation de frappe est l’un des gros points forts, à condition d’aimer le clicky. Le clavier embarque des Kailh Jellyfish X, et dans l’usage on retrouve un retour tactile net, un clic audible et une frappe qui incite à garder le rythme, aussi bien en écriture qu’en jeu. Les keycaps en ABS double couche avec coating UV sont très lisses, ce qui aide à glisser d’une touche à l’autre, et le profil de touches type MDA-like donne un ressenti plutôt bas et confortable sur la durée. Le PCB hot-swappable est un vrai bonus : si le bruit ou le toucher ne conviennent pas, on peut remplacer les switches sans soudure.
La connectivité et les contrôles physiques
La polyvalence de connexion est simple et efficace, et c’est exactement ce qu’on attend d’un clavier de bureau moderne. Entre Bluetooth 5.0, 2,4 GHz via dongle, et USB filaire, on passe d’une machine à l’autre sans gymnastique, et l’ensemble s’appuie sur des commandes physiques en haut du clavier, avec un bouton d’appairage, un bouton de mapping rapide, et la gestion de profils. La molette de volume est agréable à manipuler et se règle finement via logiciel, même si nous avons noté un comportement parfois un peu glissant selon la façon dont on la sollicite. Le compartiment aimanté pour le dongle est un détail tout bête, mais très pratique.
Le pavé numérique Retro 18, la bonne idée sans réinventer le clavier
Le Retro 18 est, pour nous, la pièce qui complète enfin l’écosystème. Plutôt que de forcer un clavier full size, 8BitDo a choisi un numpad autonome de 18 touches, inclinée comme le clavier, et connectable en Bluetooth, 2,4 GHz ou USB-C.
En pratique, pouvoir le déplacer, le ranger, puis le remettre quand on en a besoin se montre plus agréable qu’un pavé intégré quand on alterne travail et jeu. Nous apprécions aussi l’écran qui affiche notamment le niveau de batterie et l’existence de deux modes, numpad PC et calculatrice standard, avec un raccourci vers la calculatrice Windows.
Il n’y a pas de mécanisme d’attache latérale, mais le dongle se range aussi dans un compartiment aimanté.
Après, on va pas se voiler la face, c'est cher pour un simple Num Pad... 44,99€ en PVMC, c'est cher, mais... Pour un objet "de collection" qui s'adresse surtout à des fans d'une époque maintenant fort ancienne... A n'en pas douter, ceux qui tenteront l'aventure sauront dans quoi ils mettent les pieds !
Seul vrai point noir: il se connecte indépendamment, il ne passe pas via le clavier, et cela implique un dongle de plus ou un appairage Bluetooth supplémentaire si l’on veut un duo clavier + numpad sans fil.
Ce qu’on n'est pas sûrs d’avoir aimé
Les Super Buttons, fun, mais pas forcément “bureautique”
Les Super Buttons nous amusent beaucoup, et sur le papier l’idée est limpide : de gros boutons externes programmables, à brancher à l’arrière, pour des actions simples comme capture d’écran, push-to-talk, copier, coller, ou des macros. Le mapping rapide sans logiciel est un détail très appréciable quand on veut un raccourci immédiat.
Dans les faits, nous avons surtout buté sur une réalité très terre à terre : le bureau est déjà assez encombré, et ajouter de gros modules câblés n’est pas forcément compatible avec un setup sobre. Le ressenti peut aussi varier selon la sensibilité de chacun, mais dans notre usage, c’est un gadget rigolo qu’on sort par phases.
Le RGB, superbe dans l’ambiance, moins utile pour lire
Le RGB fait clairement partie de l’identité du Retro 87, avec plusieurs modes et un rendu très néon qui traverse la coque translucide. Pour une pièce de bureau qui assume le rétro-gaming, l’effet fonctionne et donne une vraie présence visuelle, surtout dans une pièce sombre.
Là où nous restons plus réservés, c’est sur l’aspect fonctionnel : selon l’éclairage ambiant, les légendes peuvent devenir difficiles à distinguer, justement parce que la lumière se diffuse dans le plastique vert et mange le contraste. On peut réduire l’intensité ou couper l’éclairage, mais dans ce cas on perd une partie de l’intérêt esthétique du produit.
L’autonomie, impressionnante sur le papier, dépendante des conditions
Sur les chiffres, la promesse est flatteuse : batterie 4000 mAh annoncée sur le clavier, jusqu'à 280h en 2.4GHz et 300h en Bluetooth.
Dans la vraie vie, on sait que ce genre de valeur varie énormément, notamment avec le RGB actif, la fréquence de mise en veille, et la façon dont on alterne Bluetooth et 2,4 GHz. Par exemple, notre première recharge en Bluetooth s'est produite à 280h, mais on avait peut-être oublié de désactiver un paramètre par rapport à l'utilisation optimale envisagée par 8bitdo.
Nous préférons donc rester prudents : oui, on est sur un clavier qui ne demande pas d’être rechargé en permanence, et la charge en quelques heures reste raisonnable, mais on évite d’en faire une certitude absolue en usage tout à fond.
Le Retro 18 annonce de son côté 1000 mAh et 160 heures, ce qui va dans le même sens, sans exiger une recharge fréquente.
Ce que l’on a moins aimé
Le logiciel Ultimate Software V2, correct, mais pas au niveau du matériel
Le clavier donne une impression de finition très solide, et le logiciel ne suit pas toujours ce niveau. Ultimate Software V2 permet de gérer le mapping, les macros, les profils, le comportement de la molette, et l’éclairage, ce qui couvre bien l’essentiel. En revanche, l’ergonomie et la stabilité peuvent frustrer, notamment quand il faut s’assurer qu’un profil est bien actif, ou quand certains réglages semblent capricieux selon la configuration Windows. Nous avons aussi rencontré des situations où des fonctions d’éclairage se comportaient étrangement avant ajustement, ce qui pousse à bricoler davantage que prévu pour un périphérique qui, par ailleurs, respire le plug and play. Sur le Retro 18, le logiciel sert surtout à la mise à jour firmware, pas à la personnalisation.
Le bruit et quelques détails de confort
Les Jellyfish X sont faits pour être entendus, et ce n’est pas une surprise, mais il faut le dire clairement : en open space ou en environnement calme, le clic peut devenir envahissant, et certaines touches comme la barre d’espace ressortent plus bruyamment que le reste selon la frappe.
Le fait de ne pas avoir de kickstand réglable peut aussi gêner les habitudes de certains utilisateurs, même si l’inclinaison de base reste utilisable et que les patins font bien leur travail pour éviter que le clavier bouge sur le bureau.
Enfin, l’absence de pavé numérique intégré est logique sur un 87 touches, mais si l’on tape beaucoup de chiffres, il faut assumer l’achat du Retro 18 ou une autre solution.
La compatibilité Xbox console, limitée au strict minimum
Le branding Xbox peut donner une fausse impression si l’on pense clavier console avant clavier PC.
En filaire, le Retro 87 peut fonctionner sur une Xbox comme un clavier basique, et c’est déjà ça, mais les fonctions spécifiques, les raccourcis et l’intégration bouton Xbox sont surtout pensés pour Windows avec la Game Bar.
Il faut donc le voir comme un périphérique PC sous licence Xbox, pas comme un accessoire qui déploie toute sa personnalité sur console.
Crache ton Major, Myrhdin
Nous avons aimé ce clavier parce qu’il assume son style sans oublier les fondamentaux : frappe plaisante, connectivité flexible, hot-swap, macros, et une vraie cohérence Xbox dans les détails. Il a aussi ses travers, un RGB parfois contre-productif pour lire, un logiciel qui mériterait une finition plus “premium”, et un bruit qui ne pardonne pas. Il est vendu pour 119,99€, prix de vente maximum conseillé !
Quant au Retro 18, c’est un gadget sympa qui vient compléter un clavier TKL qui n'était pas forcément au goût de tout le monde, avec un mode calculatrice inattendu, mais on aurait apprécié une intégration plus modulaire pour éviter la sensation d’ajouter encore un périphérique de plus à gérer.
Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.
| Activités | concepteur de produits électroniques |
|---|---|
| Création | Inconnue |
| Pays d'origine | Chine |
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