Test - Reolink TrackFlex Floodlight, la sentinelle aux allures de phare

Caméra 4K à double objectif, projecteurs 3000 lm et PTZ, la Reolink TrackFlex Floodlight vise la surveillance sans abonnement. Nous l’avons testée en conditions réelles, avec ses forces très concrètes et quelques limites qui peuvent compter selon l’emplacement.

La TrackFlex Floodlight WiFi de Reolink se place à mi-chemin entre la caméra extérieure classique et le projecteur de sécurité qui “fait tout”. Sur le papier, la formule est séduisante pour les technophiles qui ont un bureau rempli de matériel, un garage à protéger, ou simplement un jardin où l’on préfère voir clair quand un mouvement se déclenche. Son approche repose sur une double optique, un système motorisé (pan/tilt) et une détection intelligente, le tout sans imposer un abonnement pour les fonctions clés.

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À l’usage, on comprend vite l’objectif : avoir une vue large pour ne rien rater, puis un cadrage resserré pour identifier proprement. La caméra ajoute des projecteurs puissants pour passer en couleur la nuit, une sirène pour la dissuasion, et plusieurs options de stockage (carte microSD, NAS, NVR, FTP, cloud selon configuration). On est clairement sur un produit couteau suisse, avec les bons côtés que cela implique, et les compromis habituels d’une solution très polyvalente.

Ce qu’on a aimé

La qualité d’image et le duo grand-angle plus zoom

La captation en 4K (8 MP) sur l’optique principale apporte une image détaillée de jour, avec une lecture confortable des zones importantes (portail, allée, entrée, stock). L’intérêt du double module, c’est qu’on ne se limite pas à un zoom numérique destructeur, on dispose d’un second cadrage pensé pour aller chercher le détail (souvent annoncé en Full HD 2 MP sur le téléobjectif selon configuration). Dans la pratique, on identifie plus facilement une silhouette, un colis ou une plaque dans de bonnes conditions, sans devoir deviner à partir de pixels écrasés.

Le suivi PTZ et la détection latérale qui évite les angles morts

La motorisation PTZ (Pan Tilt Zoom, au cas où) est un vrai plus quand la caméra ne peut pas être placée “pile” face à la zone à couvrir. On profite d’une amplitude de rotation théorique (comprendre, si aucun obstacle pour empêcher sa rotation) d'environ 355 degrés et d’une inclinaison d’environ 50 degrés, ce qui permet d’englober une cour ou un jardin sans multiplier les caméras. La bonne surprise vient aussi de la détection latérale, avec une couverture à 270 degrés via des capteurs PIR, utile pour éviter l’effet “la caméra regardait ailleurs au mauvais moment”.

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Les projecteurs 3000 lumens, enfin utiles et réglables

Les projecteurs intégrés ne sont pas là juste pour faire joli sur une fiche produit. Avec une puissance annoncée jusqu’à 3000 lumens, on peut réellement éclairer une zone de passage, et donc obtenir une image couleur exploitable la nuit, plutôt qu’un noir et blanc “juste correct”.

Nous avons apprécié le réglage de la température de couleur, typiquement de 3000 K à 6500 K, parce qu’on peut ainsi adapter l’éclairage au contexte (plus chaud pour éviter l’éblouissement, plus froid pour mieux détacher certains détails).

Le stockage local et l’IA sans abonnement, ça change l’ambiance

Le stockage sur microSD (jusqu’à 512 Go) permet de démarrer sans investissement supplémentaire, tout en gardant la main sur ses enregistrements. Pour une installation plus “sérieuse”, on peut basculer sur un NAS, un NVR ou un serveur FTP, selon le niveau d’archivage voulu.

Surtout, l’IA locale de détection (personne, véhicule, animal selon réglages) évite de transformer chaque notification en loterie, et la recherche “intelligente” rend l’historique moins pénible qu’un simple mur de vignettes.

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Les fonctions annexes qui font gagner du temps au quotidien

Le point de retour (monitor point) est l’un de ces détails qui évitent de pester. Après un suivi, la caméra peut revenir à un cadrage par défaut, ce qui stabilise la surveillance et évite de découvrir, trop tard ou encore pire après coup, qu’elle fixe un coin de haie passionnant pendant que quelqu'un se faufile dans un angle mort.

On note aussi la présence d’un audio bidirectionnel pratique pour signaler une livraison ou faire fuir un visiteur trop curieux, ainsi qu’une sirène annoncée à 110 dB pour la dissuasion. Ce n’est pas subtil, mais ce n’est pas le but.

Ce qu’on n'est pas sûrs d’avoir aimé

Le suivi automatique, très bon, mais pas toujours dans les contextes chargés

Quand la scène est simple, typiquement un jardin, une entrée, un stockage, le suivi automatique donne une impression de maîtrise, avec un sujet bien accroché et un retour propre au cadrage initial.

Dès qu’il y a du passage, plusieurs déclencheurs simultanés, ou des éléments qui parasitent la scène, on a parfois le sentiment que l’algorithme hésite entre ce qu’on attend de lui et ce qu’il peut réellement prioriser. Le résultat n’est pas catastrophique, mais on peut voir des choix de cible discutables.

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La recherche IA, efficace pour ne rien rater, moins pour aller vite

La recherche intelligente a un comportement très conservateur et "je-veux-à-tout-prix-satisfaire-lademande" : elle préfère remonter trop d’événements plutôt que d’en oublier.

Dans les faits, on se retrouve parfois avec une liste généreuse de clips potentiellement pertinents, ce qui évite la frustration du “il s’est passé quelque chose et je ne trouve rien”.

En contrepartie, quand on cherche un moment précis, le tri peut devenir plus long que souhaité, surtout si l’on veut isoler quelques occurrences spécifiques au milieu d’une journée agitée.

La double vue, utile, mais on aurait aimé un mode plus élégant

L’affichage en double fenêtre met en avant les deux flux, ce qui a du sens pour comprendre ce que fait la caméra, et pour contrôler un suivi en direct. Mais sur la durée, on aurait apprécié un mode à un seul écran plus direct, ou mieux, une fusion des deux caméras en une seule vue large, façon panorama, qui exploiterait le concept sans imposer deux cadres. Ici, on est plus sur une affaire de goût et d’ergonomie que sur un défaut bloquant.

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Ce que l’on a moins aimé

L’absence de PoE ou de liaison réseau filaire pour les données

Le Wi‑Fi peut être stable dans un usage raisonnable et avec un bon environnement, et c’est d’ailleurs comme ça qu’on l’a vécue la plupart du temps. Malgré tout, l’absence de PoE (ou même d’un vrai lien réseau filaire pour les données) se ressent dès qu’on cherche une installation qui ne vous réservera pas de mauvaise surprise.

On peut aussi noter que certaines opérations, comme la consultation intensive et la récupération de vidéos, ont tendance à mettre plus de pression sur la connexion. Pour une caméra orientée sécurité, ce petit manque de marge est frustrant.

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La récupération des clips et la gestion de la qualité

Retrouver un événement et l’exporter proprement n’est pas toujours aussi fluide qu’on le voudrait.

Entre les choix de flux, la qualité d’export, et le fait qu’on peut se retrouver à télécharger des clips un par un, on perd du temps. Il peut aussi arriver qu’on récupère une version moins qualitative que prévu si l’on n’est pas attentif aux réglages et à la logique de l’application.

Ce n’est pas un problème de capteur, c’est un problème d'expérience utilisateur, et ça se ressent dès qu’on veut archiver sérieusement.

Les déclenchements parasites selon la météo et les scènes

En conditions difficiles, typiquement sous la pluie, certains scénarios peuvent générer des alertes inutiles, surtout quand des véhicules stationnent dans le champ et que la scène bouge visuellement.

On a aussi constaté que la détection intelligente peut parfois hésiter entre deux catégories (on s'est retrouvé plusieurs fois dans la catégorie "animal" simplement pour s'être penché pour ramasser quelque chose) selon la distance et l’éclairage.

Autre détail, la bascule entre infrarouge et éclairage en couleur peut provoquer un bref effet de surexposition selon les réglages. Rien d’insurmontable, mais ce n’est pas non plus invisible.

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Le mode patrouille absent, et des choix domotiques à vérifier selon l’écosystème

On aurait aimé un mode patrouille pour balayer automatiquement plusieurs zones à horaires fixes, surtout sur un produit PTZ pensé pour couvrir large.

À la place, on s’appuie davantage sur les points de retour et les déclenchements, ce qui ne répond pas exactement au même besoin.

Côté intégrations, il faut aussi vérifier la compatibilité avec l’écosystème visé, certaines intégrations sont mises en avant (notamment assistants vocaux), mais on ne retrouve pas forcément la même profondeur partout. Une caméra peut être excellente et malgré tout rester à part si la maison est très domotisée.

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Crache ton illumination, Myrhdin

Nous aimons l’idée, et surtout la manière dont elle se matérialise au quotidien, double optique exploitable, PTZ pratique, projecteurs réellement puissants, et une approche qui ne force pas un abonnement pour faire le travail de base. La TrackFlex Floodlight est particulièrement à l’aise pour surveiller un jardin, une cour, un accès, ou un petit stockage, là où le suivi et l’éclairage apportent un vrai gain d’identification. En revanche, si l’environnement est très passant ou si l’on veut une installation “béton”, l’absence de PoE et une ergonomie d’export perfectible méritent réflexion.

Le prix de vente actuel est de 209,99 EUR avec une réduction annoncée de 16 % sur le site officiel, et le prix de vente maximum conseillé est de 249,99 EUR. À ce niveau, on achète une solution très complète, mais on a intérêt à l’installer intelligemment, à régler finement la détection, et à accepter que l’IA privilégie parfois le fait de ne rien rater, plutôt que de n’afficher que trois résultats parfaitement ciblés.

Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.

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