Test - Hator Quasar 3 et 3S Ultima 8K : le rapport qualité/prix qui pique
Légères, précises, sans fil jusqu'à 8 000 Hz et sous la barre des 100 euros : les Quasar 3 et 3S Ultima 8K de Hator méritent clairement qu'on s'y arrête. Un tandem qui ne laisse pas grand-chose à redire.
Hator n'est pas encore un nom que tout le monde a en tête quand il s'agit de périphériques gaming, mais la marque ukrainienne travaille sérieusement son positionnement depuis quelques années. Avec les Quasar 3 et 3S Ultima 8K Wireless, elle s'attaque frontalement au segment des souris ultra-légères hautes performances, un créneau jusqu'ici dominé par des marques aux tarifs sensiblement plus élevés.
La 3 à gauche, la 3S à droite
Les deux modèles partagent la même fiche technique, le même capteur, la même connectivité et le même bundle généreux, la différence se jouant essentiellement sur le poids et le form factor : la Quasar 3 affiche 52 grammes, la 3S descend à 46 grammes, avec un gabarit légèrement plus compact et une coque un poil plus agressive. Choisir l'une ou l'autre relève davantage de la préférence personnelle que d'un avantage technique objectif.
Ce qu'on a aimé
Un capteur et un polling rate qui ne font pas de compromis
Le PixArt PAW3950 est l'un des capteurs optiques les plus capables du moment, avec une plage DPI de 100 à 30 000 DPI réglable par incréments de 100, un suivi précis même lors de mouvements brusques et rapides, et une excellente tenue en tracking de précision.
Ce qui distingue vraiment ces souris, c'est le polling rate de 8 000 Hz disponible en mode sans fil, une fréquence habituellement réservée à des modèles filaires haut de gamme ou à des souris bien plus onéreuses. En pratique, cela signifie que la position du curseur est transmise 8 000 fois par seconde, réduisant la latence perçue à un niveau difficilement détectable à l'œil, et encore moins au jeu.
Une légèreté qui se ressent dès la première prise en main
Avec 52 g pour la Quasar 3 et 46 g pour la 3S, on est clairement dans la catégorie ultralight. Ce qui surprend davantage, c'est que cette légèreté ne s'est pas faite au détriment de la rigidité : aucun flex perceptible, aucun craquement, la coque encaisse sans broncher les pressions latérales et les mouvements vifs. La Quasar 3, légèrement plus haute et plus large, convient bien à un palm ou claw grip classique, tandis que la 3S, plus compacte, s'adresse davantage aux grips de type claw ou fingertip, ou tout simplement aux utilisateurs avec de petites mains. Les deux offrent une forme symétrique, compatible donc avec les deux mains.
La 3 à gauche, la 3S à droite
Une triple connectivité et une autonomie correcte
Les deux souris prennent en charge trois modes de connexion : filaire via USB-C, sans fil 2,4 GHz (avec le dongle propriétaire pour le 8K Hz), et Bluetooth 5.4 pour les usages nomades ou multi-appareils. Le Bluetooth reste limité à des fréquences de polling plus basses, ce qui est standard dans l'industrie. L'autonomie annoncée atteint 96 heures dans les conditions les plus économiques : en pratique, avec un usage gaming quotidien en 2,4 GHz, on se retrouve à recharger bien moins souvent qu'avec la plupart des souris sans fil du marché. La batterie de 300 mAh est délibérément contenue pour ne pas alourdir l'ensemble, et la recharge se fait via USB-C, ce qui reste le standard attendu en 2024.
Un bundle remarquablement généreux pour le prix
À moins de 100 euros, le contenu de la boîte a de quoi surprendre : un câble paracord USB-C tressé de 1,8 m particulièrement souple (utilisable confortablement même en filaire), le dongle 8K, deux sets de patins de rechange (PTFE classique et verre), des U-PE dot skates, des grip tapes pour personnaliser la prise en main, des stickers et une pochette de transport. Ce niveau d'accessoires est généralement associé à des souris vendues 50 à 80 euros de plus. Les patins en verre en particulier, souvent vendus séparément une vingtaine d'euros, offrent une glisse nettement différente ( plus fluide, plus rapide ) pour qui aime jouer avec une grande surface de mouvement.
Un logiciel fonctionnel avec une bonne prise en main
Le HATOR Mouse HUB permet de configurer l'intégralité des paramètres : jusqu'à 6 niveaux de DPI personnalisables, réglage du polling rate, remapping complet de tous les boutons, gestion des macros, ajustement du LOD (lift-off distance) et du debounce time, profils multiples sauvegardables en mémoire embarquée. L'interface est claire, sans sous-menus à rallonge, et l'expérience utilisateur est globalement fluide : on trouve ce qu'on cherche sans avoir à éplucher un manuel. Les profils peuvent être stockés directement sur la souris, ce qui les rend utilisables sur n'importe quelle machine sans avoir besoin d'installer le logiciel.
Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé
Une interface logicielle qui mérite une couche de polish
Si l'expérience utilisateur du logiciel est au rendez-vous (la navigation est intuitive et les options bien accessibles), l'interface graphique, elle, accuse un certain retard face à ce que proposent des concurrents comme Razer Synapse ou ASUS Armory Crate. Ce n'est pas une question de fonctionnalités manquantes, mais plutôt de finition visuelle et de cohérence graphique. On a tout ce qu'il faut sous la main, mais la forme laisse clairement de la marge de progression. Pour un utilisateur qui passe peu de temps dans les menus de configuration, ça n'a aucun impact ; pour quelqu'un qui aime peaufiner chaque paramètre, l'UI pourrait être moins rugueuse.
Un gabarit qui ne conviendra pas aux grandes mains
La Quasar 3S, avec son format compact, peut se révéler un peu étriquée pour les utilisateurs avec de grandes mains, surtout en palm grip. La Quasar 3 est plus généreuse sur ce point, mais reste dans des dimensions contenues. Ce n'est pas un défaut en soi , c'est une contrainte inhérente aux souris ultralight, qui favorisent presque systématiquement la légèreté sur le volume. Il vaut la peine de vérifier les dimensions avant l'achat (la Quasar 3 mesure 122 x 63 x 38 mm, la 3S est légèrement plus petite) pour éviter les mauvaises surprises, surtout sans possibilité de test physique en magasin.
La 3 à gauche, la 3S à droite
Ce qu'on a moins aimé
Des clics principaux un peu sonores
Les switchs optiques des deux souris produisent un retour sonore qui sort du lot. En session gaming, avec un casque sur les oreilles, cela ne gêne pas. En revanche, dans un environnement calme (bureau partagé, streaming, enregistrement) le bruit des clics peut devenir audible et potentiellement gênant pour l'entourage. Ce n'est pas un problème structurel ou rédhibitoire, mais c'est un point à avoir en tête si l'utilisation prévue dépasse le strict cadre du jeu en solo. Les switchs sont annoncés pour 100 millions de clics, leur durabilité ne pose donc pas question : c'est uniquement leur caractère sonore qui mérite mention.
Cette fois, c'est marqué dessus.
Crache ton supermassive blackhole, Myrhdin
Honnêtement, les Quasar 3 et 3S Ultima 8K font exactement ce qu'elles promettent, et elles le font bien.
Pour moins de 100 euros, on obtient un capteur haut de gamme, un polling rate de 8 000 Hz en sans fil, une construction solide, un poids très contenu et un bundle qui donne bonne conscience.
Les quelques réserves (clics un peu bruyants, gabarit limité pour les grandes mains, logiciel au design perfectible) sont mineures au regard de l'ensemble.
Le choix entre la Quasar 3 et la 3S se résume à une question de main et de style de grip plutôt qu'à un avantage technique de l'un sur l'autre.
Si vous cherchez une souris sans fil performante sans vouloir payer le premium des grandes enseignes, ces deux modèles méritent sérieusement d'entrer dans votre shortlist.
Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un périphérique fourni par le constructeur. Par le passé, Myrhdin a été employé par le constructeur pour des tâches de localisation/traduction de contenu pour le marché francophone. L'article a été écrit de manière absolument indépendante, sans droit de regard du constructeur sur son contenu. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière que ce soit entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.
| Activités | concepteur de produits électroniques |
|---|---|
| Création |
2013 (Ukraine) |
| Pays d'origine | Ukraine |
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20:09
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15 février 2026
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13 février 2026
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10 décembre 2025
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12 novembre 2025










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