Test - GL.iNet Mudi 7 : et oui, encore un routeur nomade

Entre la 5G, le Wi‑Fi 7, l’eSIM, l’écran tactile et une vraie ambition nomade, le GL.iNet Mudi 7 vise les utilisateurs qui voyagent connectés. Reste à savoir si la fiche suit vraiment sur le terrain, au quotidien.

Le GL.iNet Mudi 7 arrive sur un créneau encore assez peu rempli, celui du routeur 5G de voyage pensé pour faire davantage qu’un simple partage de connexion de smartphone. Sur le papier, il coche beaucoup de cases, avec double nano-SIM, eSIM, Wi‑Fi 7, écran tactile 2,8 pouces, batterie amovible de 5 150 mAh, port 2,5 GbE et firmware GL.iNet reposant sur une base OpenWrt.

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Pour qui bouge souvent, travaille à distance, manipule un homelab ou veut simplement garder la main sur son réseau, la proposition a immédiatement quelque chose d’intéressant.

Ce qu’on a aimé

Un écran tactile qui ne fait pas de la figuration

Le premier bon point saute aux yeux dès la prise en main, l’écran couleur de 2,8 pouces sert réellement. Il ne se contente pas d’afficher une jauge de batterie ou deux icônes réseau.

Nous y avons consulté l’état de la connexion, le niveau de batterie, l’activité réseau, les clients connectés, certains réglages de confidentialité, le partage Wi‑Fi par QR code et plusieurs fonctions qui, sur bien d’autres routeurs mobiles, obligent à ouvrir une interface web.

Ce confort change la relation avec l’appareil, surtout en déplacement, dans un train, à l’hôtel ou entre deux sessions de travail.

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Une connectique étonnamment sérieuse pour un routeur de voyage

Le Mudi 7 n’est pas un petit boîtier sans relief. Sa fiche technique est dense, avec un port Ethernet 2,5 GbE en WAN/LAN, deux ports USB‑C, deux logements nano-SIM, une eSIM intégrée et deux connecteurs TS‑9 pour des antennes externes. À cela s’ajoutent 2 Go de RAM, 8 Go de stockage eMMC et un modem Qualcomm X72.

Dans un contexte domestique un peu avancé, avec un laptop, un smartphone et un homelab à portée, l’ensemble offre un vrai sentiment de souplesse. On n’a pas eu l’impression d’utiliser un gadget, mais un outil réseau compact.

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Une autonomie solide quand l’usage reste mesuré

Sur nos premières charges, nous avons tourné autour de 16 heures d’autonomie en moyenne, avec un scénario raisonnable composé d’un ordinateur portable et d’un smartphone connectés.

Le chiffre mérite d’être contextualisé, car un routeur 5G mobile reste extrêmement sensible au nombre de clients, à la qualité du signal cellulaire, à la charge radio et à l’environnement immédiat.

Avec une batterie de 5 150 mAh, le Mudi 7 tient donc bien la route dans un usage léger à modéré. En revanche, il serait imprudent de promettre la même endurance dans un salon saturé, un train ou un bâtiment difficile.

Une interface GL.iNet bien pensée, sur une base OpenWrt

Le logiciel fait partie des arguments les plus convaincants. Nous retrouvons ici l’approche GL.iNet basée sur OpenWrt, avec une couche maison plus lisible que du pur OpenWrt pour les tâches courantes, mais assez riche pour aller plus loin quand on veut s’y plonger.

Le routeur prend en charge des fonctions attendues sur cette gamme, notamment les usages VPN, avec des chiffres annoncés jusqu’à 700 Mb/s en OpenVPN-DCO et 600 Mb/s en WireGuard. Il ne s’agit pas d’un firmware vanilla, mais l’ADN OpenWrt reste visible dans la logique générale de l’interface.

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Ce qu'on n’est pas sûrs d’avoir aimé

Un Wi‑Fi 7 tri-bande qui demande de lire les petites lignes

La promesse commerciale parle de Wi‑Fi 7 tri-bande, avec des débits théoriques de 688 Mb/s en 2,4 GHz, 2 882 Mb/s en 5 GHz et 5 764 Mb/s en 6 GHz.

En pratique, la lecture attentive de la fiche montre surtout une logique de choix entre 2,4 GHz + 5 GHz ou 2,4 GHz + 6 GHz. Autrement dit, nous ne sommes pas face à une mise en avant limpide du fonctionnement simultané de toutes les bandes. Ce n’est pas rédhibitoire pour l’usage quotidien, mais c’est un point à garder en tête sur un produit vendu au prix fort.

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Une 5G convaincante chez nous, mais très dépendante du terrain

Sur la partie cellulaire, nous avons obtenu dans notre appartement, sur notre homelab et dans notre contexte d’utilisation en Allemagne, des débits 5G tout à fait raisonnables. Cela suffit à rendre le produit crédible pour le télétravail, la bureautique lourde, l’accès distant et les usages multimédias classiques.

Il faut toutefois rester prudent sur les comparaisons absolues. Les performances d’un routeur 5G comme celui-ci bougent énormément selon l’opérateur, la cellule, l’encombrement radio, l’épaisseur des murs, la position dans le logement et même l’heure de la journée.

Une vocation internationale qui oblige à vérifier la bonne version

Le discours du Mudi 7 évoque naturellement le voyage, mais il existe bien une version EU et une version NA, avec des bandes 5G et 4G différentes selon les marchés. Ce n’est pas anormal pour un routeur cellulaire, mais cela réduit un peu l’image du compagnon universel que l’on glisse dans un sac avant un long périple. Pour un usage principalement européen, le sujet reste assez simple à gérer. En revanche, les utilisateurs qui multiplient les destinations ou changent souvent de zone géographique auront intérêt à vérifier les compatibilités réseau avant l’achat.

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Ce qu'on a moins aimé

Un prix franchement premium pour un besoin encore de niche

Affiché à 424,99 euros, le Mudi 7 ne joue pas la carte de l’impulsion ou du petit accessoire pratique. C’est un investissement, et il faut un usage cohérent pour l’assumer, qu’il s’agisse de déplacements fréquents, d’un besoin de redondance réseau, d’accès distants réguliers ou d’une vraie volonté de contrôler son trafic hors des réseaux publics.

Pour beaucoup d’utilisateurs, un smartphone en partage de connexion ou un routeur de voyage plus simple coûtera bien moins cher. À ce tarif, la moindre ambiguïté sur le Wi‑Fi 7 ou les accessoires absents se remarque immédiatement.

Un seul port Ethernet, cela limite vite certains scénarios

Le port 2,5 GbE est un bon point en soi, surtout sur un appareil aussi compact, mais il reste seul. Pour un usage purement nomade, cela passera souvent sans douleur. Dès que l’on veut brancher plusieurs équipements filaires, intégrer le routeur dans un petit labo réseau ou isoler plus proprement certaines machines, on se retrouve vite à ajouter un adaptateur ou un switch. Le Mudi 7 garde alors son intérêt, mais il perd un peu de son élégance initiale. Nous aurions volontiers pris un second port filaire à la place d’une partie du discours marketing.

Des accessoires manquants qui jurent avec le positionnement

Le routeur embarque bien deux ports TS‑9 pour des antennes externes, ce qui peut devenir utile dans un environnement difficile ou en déplacement prolongé. En revanche, ces antennes ne sont pas fournies. Ce détail se comprend sur un produit d’entrée de gamme, moins sur un modèle placé aussi haut en prix et en ambitions.

Le même constat vaut pour l’idée générale du produit, très complète sur la fiche, mais qui réclame parfois des achats additionnels pour exprimer tout son potentiel. Quand on dépasse les 400 euros, on devient naturellement moins tolérant sur ce type d’économie.

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Crache ton tas de boue, Myrhdin

Nous avons trouvé dans le GL.iNet Mudi 7 un routeur 5G de voyage sérieux, intelligent et techniquement dense, avec un écran vraiment utile, une bonne autonomie dans un usage maîtrisé, une interface agréable et un niveau de polyvalence rare à ce format. Nous avons aussi vu un produit qui demande un besoin réel pour être justifié, tant son tarif l’éloigne du simple achat confort.

Si vous voulez un point d’accès mobile avancé, avec eSIM, double SIM, VPN et une vraie logique réseau, il mérite l’attention. Si vous cherchez juste du Wi‑Fi en déplacement, l’addition grimpe vite.

Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.

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