Test - Clevetura CLVX 1 : un clavier à double jeu
Le Clevetura CLVX 1 fusionne clavier pleine taille et surface tactile dans un format fin. Nous l’avons utilisé plusieurs jours pour mesurer ce que ce concept change vraiment au bureau comme au quotidien.
Le Clevetura CLVX 1 n’essaie pas de séduire avec une fiche technique tapageuse, il cherche plutôt à réduire la place prise par un clavier et une souris sans sacrifier les gestes modernes auxquels nous sommes habitués.
Son idée est simple sur le papier, beaucoup moins dans l’exécution : transformer les touches elles-mêmes en surface de navigation, avec clics, glissements et gestes multipoints.
Pour les joueurs PC, les technophiles et ceux qui aiment garder un bureau net, le concept intrigue immédiatement. Après usage, il ne relève pas seulement de la curiosité.
Au moment où nous écrivons ces lignes, le Clevetura CLVX 1 est affiché à 219,00 euros neuf. Le constructeur propose aussi une version reconditionnée à 139 euros, remise en état par ses soins, ce qui change nettement la lecture du rapport fonctionnalités-prix.
Précisons un point important avant d’aller plus loin : le Clevetura CLVX 1 n’est pour l’instant proposé qu’au format US ANSI. Cela peut évidemment freiner une partie du public francophone, surtout pour un usage intensif en français. La bonne nouvelle, c’est que des versions AZERTY sont en développement. Nous suivrons cela de près, d’autant qu’un autre format du clavier est déjà prévu au banc d’essai dès que cette déclinaison sera disponible.
Ce qu’on a aimé
Le pavé tactile invisible qui change vraiment l’usage
Le grand mérite du CLVX 1, c’est que sa promesse fonctionne. La zone tactile de 186 x 84 mm intégrée dans le clavier permet de déplacer le curseur, faire défiler une page, zoomer, changer d’espace de travail ou revenir en arrière sans tendre la main vers une souris.
Dans les tâches de bureau, la navigation web, le montage léger ou la retouche simple, le gain de confort est réel. Nous avons surtout apprécié la séparation entre frappe et mode tactile, avec des commandes dédiées qui évitent les activations involontaires au moment d’écrire.

La construction fine, mesurée et très propre
Le clavier donne immédiatement une impression sérieuse. Avec 12,4 mm d’épaisseur, un format de 437 x 130 mm et un poids de 640 g que nous avons vérifié à quelques grammes près, le produit reste stable sans devenir encombrant.
Le dessous en aluminium anodisé, la partie supérieure en polycarbonate et la silhouette très plate évoquent un accessoire pensé pour rester visible sur le bureau, pas pour disparaître dans un tiroir.
La batterie de 1900 mAh s’est aussi montrée convaincante, avec plus de 50 heures sur notre première charge sans rétroéclairage.
La personnalisation qui donne enfin du sens aux gestes
Un clavier tactile n’aurait guère d’intérêt sans une couche logicielle à la hauteur, et c’est justement l’un des points les plus convaincants ici.
L’application TouchOnKeys permet d’ajuster la sensibilité, de définir des profils par usage, d’assigner des fonctions aux gestes et d’exploiter les sliders tactiles pour la luminosité ou le volume. Le rétroéclairage n’est pas oublié, avec 131 LED RGB adressables touche par touche et un réglage automatique selon la lumière ambiante.
Ce n’est pas un simple habillage logiciel, on s’en sert vraiment dès les premières heures.
Ce qu’on n'est pas sûrs d’avoir aimé
La frappe à ciseaux, nette mais sans grand relief
Le CLVX 1 utilise des switches à ciseaux avec une course de 1,2 mm, une force d’activation de 60 g et un pas standard de 19 mm. Sur le plan pratique, la frappe est propre, rapide, assez silencieuse et parfaitement adaptée à de longues sessions de saisie même dans un open space.
En revanche, il faut accepter une sensation plus neutre que gratifiante. Nous n’avons jamais eu l’impression de taper sur un mauvais clavier, mais ceux qui aiment le répondant, le rebond ou le caractère d’un bon mécanique risquent de rester un peu sur leur faim après plusieurs pages.
La courbe d’apprentissage qui réclame un vrai temps d’adaptation
Le produit paraît intuitif après quelques minutes, mais la réalité est plus nuancée. Il faut un peu de temps pour régler la sensibilité, mémoriser les gestes utiles et comprendre à quel moment il vaut mieux rester en frappe pure. Cela n'a pas été sans nous rappeler l'effort d'apprentissage qu'a représenté la Razer Naga première du nom il y a de celà plus de 15 ans.
Ce n’est pas pénible, simplement moins immédiat qu’un clavier classique accompagné d’une souris séparée. La compatibilité demande aussi un minimum d’attention selon la plateforme. Windows 11 est bien pris en charge, macOS impose la présence de l’application et la version 14 ou supérieure, tandis que Linux reste en bêta, ce qui mérite d’être gardé en tête avant achat.
Ce que l’on a moins aimé
Les keycaps ABS, un choix un peu moins flatteur qu’espéré
Le choix de keycaps ABS ne ruine pas l’expérience, mais il se remarque assez vite au quotidien. Les touches prennent facilement les traces de doigts, ce qui se voit d’autant plus sur un clavier dont la surface est constamment sollicitée par les mains, en frappe comme en navigation tactile.
Nous aurions préféré une finition un peu plus valorisante sur la durée, surtout au regard du positionnement premium du produit. Rien de rédhibitoire à l’usage, mais ce n’est pas le type de revêtement qui garde longtemps un aspect impeccable.
La précision fine et le jeu, deux terrains où la souris garde l’avantage
Aussi malin soit-il, le système tactile du CLVX 1 ne remplace pas totalement une vraie souris dès qu’il faut viser précisément, manipuler de petits éléments d’interface ou enchaîner des actions très rapides.
Pour du tableur, de la navigation et de la productivité générale, le clavier fait gagner de la place et réduit les allers-retours.
Pour du jeu vidéo, en revanche, l’intérêt retombe nettement. Les gestes ne compensent pas le manque de précision d’un bon capteur dédié, et le concept paraît alors plus pratique qu’évident, surtout sur des usages nerveux.
Crache ton double jeu, Myrhdin
Le Clevetura CLVX 1 nous a convaincus sur l’essentiel : son idée n’est pas un gadget. Ce clavier avec trackpad intégré apporte un vrai confort sur un bureau compact, dans un usage nomade ou pour tous ceux qui aiment limiter les périphériques autour de l’écran.
Nous restons plus réservés sur la frappe et l’intérêt limité pour le jeu, mais l’ensemble tient la route.
Pour un lecteur qui cherche avant tout un clavier productif, fin et différent, le CLVX 1 mérite clairement qu’on s’y attarde quelques jours.
Ce test a été réalisé par Myrhdin avec un produit fourni par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le constructeur ou les entreprises le représentant.
| Activités | concepteur de produits électroniques |
|---|---|
| Création |
2017 (Chypre) |
| Pays d'origine | Chypre |











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